
Ressentir une présence, percevoir une odeur de parfum disparue, avoir un frisson inexplicable en pensant à un proche défunt… Ces expériences, souvent furtives et déroutantes, sont le point de départ pour de nombreuses personnes sur le chemin de la médiumnité. L’appel à comprendre ce qui se passe de l’autre côté du voile est puissant, mû par l’amour, le deuil ou une simple quête de sens. Pourtant, cette curiosité légitime est très souvent teintée d’une peur profonde : celle de mal faire, d’ouvrir une porte sur l’inconnu et de ne pas savoir comment la refermer. La crainte d’attirer le « bas astral », ces énergies ou entités de basse vibration, est une préoccupation majeure qui paralyse plus d’un potentiel en éveil.
Les conseils habituels fusent : « méditez », « faites confiance à votre intuition », « visualisez une lumière blanche ». Si ces outils ont leur utilité, ils sont souvent présentés comme des solutions magiques sans en expliquer le mécanisme profond. Or, la véritable clé n’est pas une formule toute faite, mais une discipline. Développer sa médiumnité en sécurité ne relève pas de la quête de pouvoirs surnaturels, mais de l’apprentissage d’une hygiène énergétique rigoureuse. Il s’agit moins de devenir un portail grand ouvert que de se former en tant que gardien de seuil : un être conscient, capable de filtrer, d’ancrer et de discerner avec sagesse et autorité.
Cet article n’est pas une invitation à forcer des portes, mais une feuille de route pour construire votre maison spirituelle sur des fondations solides. Nous allons explorer ensemble comment reconnaître les signes bienveillants, maîtriser l’art de l’ancrage, faire la différence entre l’imagination et un contact réel, et poser les cadres éthiques indispensables pour une pratique saine et lumineuse. L’objectif est de vous donner les moyens de naviguer ce monde avec confiance, respect et, surtout, en toute sécurité.
Pour vous guider à travers les étapes essentielles d’un développement médiumnique sécurisé, voici les points que nous allons aborder en détail. Chaque section est conçue pour vous fournir des outils concrets et des principes clairs, transformant la peur de l’inconnu en respect conscient des règles énergétiques.
Sommaire : Le cheminement sécurisé vers une médiumnité consciente
- Frissons ou odeurs : quels sont les 4 signes physiques d’une présence bienveillante ?
- Pourquoi manger et marcher pieds nus est vital après une communication médiumnique ?
- Imagination ou Contact réel : comment faire la différence lors d’une canalisation ?
- L’erreur de solliciter un défunt tous les jours pour des questions triviales
- Quand faut-il aider une entité à monter dans la lumière ?
- Sifflements d’oreilles : problème médical ou début de clairaudience ?
- Comment créer une bulle de protection efficace avant une réunion difficile ?
- Channeling : comment recevoir des messages de vos guides sans perdre conscience ?
Frissons ou odeurs : quels sont les 4 signes physiques d’une présence bienveillante ?
Avant même de chercher à établir un contact, il est crucial d’apprendre à reconnaître les « appels entrants ». L’au-delà communique souvent de manière subtile, en utilisant notre propre corps comme un baromètre. Les présences bienveillantes, qu’il s’agisse d’un guide spirituel ou d’un proche décédé, n’utilisent jamais la peur pour se manifester. Leurs signes sont doux, apaisants, et laissent une impression de paix, même s’ils sont surprenants. Apprendre à décoder ce premier alphabet sensoriel est la base du discernement. Une personne a pu par exemple rapporter avoir ressenti en méditation « comme si un nuage blanc me traversait », accompagné d’une odeur et d’une fraîcheur distinctes, des marqueurs typiques d’un contact de haute vibration.
Les manifestations physiques sont souvent le moyen le plus simple pour une entité de nous faire savoir qu’elle est là. Il ne s’agit pas de phénomènes spectaculaires, mais de sensations délicates. Voici les quatre signes physiques les plus courants d’une présence aimante :
- Frissons localisés : Une sensation de chair de poule qui ne parcourt pas tout le corps, mais se concentre sur une zone précise comme la nuque, les épaules ou les bras, sans aucune raison thermique. C’est souvent interprété comme un « toucher » énergétique.
- Variations thermiques subtiles : Le sentiment soudain d’être enveloppé par une douce chaleur réconfortante, ou au contraire, une fraîcheur vivifiante et apaisante qui apparaît dans une pièce à température stable.
- Odeurs sans support matériel : La perception claire et nette d’un parfum – des fleurs, le tabac à pipe de votre grand-père, le parfum d’une mère – dans un lieu où il n’a aucune raison de se trouver. C’est un signe de mémoire très puissant.
- Pression tactile douce : La sensation indubitable mais délicate d’une main posée sur l’épaule, d’une caresse dans les cheveux ou d’un effleurement sur le bras, alors que vous êtes physiquement seul.
Reconnaître ces signes est la première étape. L’étape suivante est de simplement accuser réception, mentalement ou à voix basse, par un simple « Merci, je te ressens ». Cela valide le contact sans pour autant ouvrir un dialogue intense, et renforce le lien de confiance.
Cette reconnaissance est le fondement sur lequel tout le reste de votre pratique sécurisée sera bâti. C’est une compétence qui s’affine avec le temps et l’attention, transformant l’incertitude en une conversation silencieuse et rassurante.
Pourquoi manger et marcher pieds nus est vital après une communication médiumnique ?
La communication avec le plan spirituel, même brève, est une activité qui consomme énormément d’énergie. Pour établir le contact, un médium doit élever sa propre fréquence vibratoire, se « décoller » en quelque sorte de la densité terrestre. C’est une expérience qui peut être exaltante, mais qui laisse le système énergétique ouvert et vulnérable. Ignorer la phase de « retour sur Terre » est l’une des erreurs les plus communes et les plus dangereuses pour un débutant. C’est là qu’intervient l’ancrage somatique : l’utilisation délibérée du corps physique pour se reconnecter à l’énergie de la Terre, fermer les canaux et retrouver son centre.
L’acte de marcher pieds nus, ou « earthing », n’est pas qu’une pratique ésotérique. Des recherches scientifiques commencent à explorer ses bienfaits. Une étude portant sur 58 volontaires a par exemple exploré comment le contact direct avec la terre peut aider à rééquilibrer plusieurs fonctions de l’organisme. Pour un médium, c’est un moyen direct de décharger l’excès d’énergie statique accumulée pendant le contact et de se recharger avec l’énergie stable et sécurisante de la planète.

Comme le montre cette image, le contact direct avec l’élément terrestre est fondamental. L’hygiène énergétique post-contact est un protocole non négociable. Voici les étapes essentielles à intégrer systématiquement après chaque session, même la plus courte :
- Déconnexion verbale : Affirmez clairement, à voix haute si possible : « Je remercie les présences bienveillantes pour cet échange. Je ferme maintenant ce canal et je suis pleinement ici et maintenant. » La parole a un pouvoir créateur et pose une limite claire.
- Purification par l’eau : Prenez une douche, même rapide. Visualisez l’eau qui coule non seulement sur votre corps physique, mais aussi à travers votre aura, emportant avec elle toutes les énergies résiduelles qui ne vous appartiennent pas.
- Ancrage par la Terre (Earthing) : Marchez pieds nus pendant au moins 20 minutes sur de l’herbe, de la terre ou du sable. Si possible, privilégiez une surface humide, qui améliore la conductivité. C’est l’étape la plus cruciale pour stabiliser votre énergie.
- Ancrage alimentaire : Consommez des aliments denses, qui poussent dans la terre : carottes, pommes de terre, betteraves, patates douces. Ces aliments « racines » aident votre conscience à réintégrer pleinement le corps physique. Évitez le sucre et l’alcool, qui ont tendance à « faire décoller ».
Négliger l’ancrage, c’est risquer de rester « perché », anxieux, fatigué, et surtout, poreux aux influences de basses vibrations qui profitent d’un système énergétique non sécurisé. C’est un acte de respect envers soi-même et son véhicule terrestre.
Imagination ou Contact réel : comment faire la différence lors d’une canalisation ?
C’est la question qui hante chaque aspirant médium : « Est-ce que je l’invente ? ». Cette incertitude est le principal obstacle à la confiance en ses propres perceptions. La peur du ridicule ou de l’auto-illusion est si forte qu’elle peut couper court aux intuitions les plus authentiques. La vérité est que le mental et l’imagination sont des outils puissants qui interfèrent souvent avec la réception pure. Apprendre à faire la différence n’est pas une question de « oui ou non », mais un art du discernement vibratoire. Il ne s’agit pas de faire taire le mental, mais de lui donner un rôle d’observateur plutôt que de créateur.
La médiumnité n’est pas tant la création d’un contact que l’expansion de notre propre conscience pour percevoir ce qui est déjà là. Comme le suggère l’idée que la médiumnité est une expansion de conscience propre à chacun, la clarté du message dépend de notre propre clarté intérieure. Un contact réel se distingue de l’imagination par une série de qualités subtiles mais distinctes. Il faut devenir un détective de ses propres sensations intérieures. Le tableau suivant est une grille de discernement essentielle à garder à l’esprit.
| Critère | Contact Médiumnique Réel | Imagination/Mental |
|---|---|---|
| Tonalité émotionnelle | Apaisant, aimant, neutre | Anxiogène ou trop flatteur |
| Nouveauté de l’information | Information inconnue, vérifiable après | Répétition de connaissances existantes |
| Effet sur l’égo | Invite à l’humilité et la sagesse | Flatte ou nourrit les peurs |
| Clarté du message | Simple, direct, applicable | Complexe, confus, abstrait |
| État post-message | Énergisé, apaisé, centré | Fatigué, confus, décentré |
Un message authentique d’un guide ou d’un défunt apaisé est presque toujours laconique, empreint d’amour inconditionnel et surprenant. Il ne vous dira pas ce que vous voulez entendre, mais ce que vous avez besoin d’entendre. Si vous recevez un long discours complexe qui flatte votre égo ou dramatise une situation, il y a de fortes chances que votre mental soit aux commandes.
Le test ultime reste la vérification. Si une information « nouvelle » vous parvient (un nom, un lieu, un détail), notez-la sans jugement. Puis, plus tard, essayez de la vérifier. C’est par ces petites validations que la confiance se construit, non sur une croyance aveugle, mais sur une expérience répétée et validée.
L’erreur de solliciter un défunt tous les jours pour des questions triviales
Une fois le contact établi et la confiance installée, une nouvelle tentation apparaît : celle de transformer ce lien sacré en une ligne directe pour toutes les questions du quotidien. « Dois-je accepter ce travail ? », « Est-ce que cette personne est la bonne pour moi ? », « Où ai-je mis mes clés ? ». Cette attitude, bien que souvent mue par une intention affectueuse, est une profonde erreur d’un point de vue éthique et énergétique. C’est le début de ce que l’on pourrait appeler le « harcèlement spirituel ».
Il est fondamental de comprendre que les âmes des défunts sont sur leur propre chemin d’évolution. Les retenir en les sollicitant constamment pour des décisions mineures de notre vie terrestre est un acte égoïste qui peut entraver leur progression. Cela témoigne d’une incompréhension de l’écologie spirituelle : l’idée que chaque plan d’existence a ses propres règles et que notre rôle n’est pas de puiser indéfiniment dans les ressources de l’autre. Comme le résume avec justesse la médium Sophie Vitali :
Le défunt n’est pas un ‘assistant personnel spirituel’
– Sophie Vitali, Blog Infinita Corse Voyance – Guide de la médiumnité
Cette phrase percutante doit servir de garde-fou. Le contact avec un être cher disparu doit rester un moment précieux, réservé à des occasions significatives : partager une grande nouvelle, chercher du réconfort dans un moment de deuil intense, ou honorer sa mémoire à une date anniversaire. Pour éviter de tomber dans ce piège, il est utile de se doter d’une charte éthique personnelle. Voici quelques points pour vous aider à la construire :
- Définir les motifs légitimes : Établissez une liste de raisons valables pour solliciter un contact (ex: besoin de clôture, message important non transmis, soutien dans une épreuve majeure).
- Identifier les sollicitations égoïstes : Prenez conscience des moments où vous cherchez une réponse par paresse, par peur de décider, ou par simple curiosité.
- Établir une fréquence respectueuse : Fixez-vous une limite (ex: une fois par mois, ou seulement lors d’occasions spéciales), surtout pour les âmes récemment parties.
- Utiliser une alternative constructive : Au lieu de solliciter activement, tenez un journal où vous écrivez vos pensées et questions au défunt. Souvent, la réponse émerge de vous-même dans ce processus.
- Respecter leur évolution : Le but ultime de l’amour est de laisser l’autre être libre. Acceptez que leur silence est aussi une forme de communication, signifiant qu’ils poursuivent leur chemin en paix.
En agissant ainsi, non seulement vous respectez l’âme du défunt, mais vous vous forcez également à développer votre propre guidance intérieure et votre autonomie, ce qui est le véritable objectif du cheminement spirituel.
Quand faut-il aider une entité à monter dans la lumière ?
C’est un scénario souvent fantasmé : le médium, tel un héros, guidant une âme perdue vers la lumière. Si cette situation peut se présenter, elle est beaucoup plus rare et complexe qu’on ne l’imagine. La règle d’or, surtout pour un débutant, est la non-intervention. Votre priorité absolue est votre sécurité et votre intégrité énergétique. Tenter de « faire passer » une âme sans formation, sans protection adéquate et sans une guidance claire est la porte ouverte à de sérieuses complications, notamment en se liant énergétiquement à l’entité ou en attirant des énergies opportunistes.
Avant toute chose, il faut savoir à qui l’on a affaire. Une âme perdue ou « errante » est très différente d’une entité du bas astral. La première est souvent confuse, triste et attachée à un lieu ou à une personne, sans intention malveillante. La seconde est manipulatrice, se nourrit de la peur et peut même se faire passer pour un défunt afin de gagner votre confiance. Comme l’affirme le principe de base de la souveraineté spirituelle, un esprit n’a pas plus de pouvoir que vous, à moins que vous ne lui en donniez. Le tableau suivant est un outil de discernement vital pour ne pas tomber dans le piège.
| Caractéristique | Âme perdue | Entité bas astral |
|---|---|---|
| Comportement | Confuse, triste, répétitive | Manipulatrice, agressive |
| Intention | Cherche de l’aide, perdue | Se nourrit de la peur |
| Manifestation | Douce, mélancolique | Oppressante, menaçante |
| Usurpation | Jamais | Peut se faire passer pour un défunt |
| Action recommandée | Prière à distance | Protection et éloignement |
Si vous identifiez une présence qui correspond aux caractéristiques d’une entité du bas astral (sentiment d’oppression, peur, pensées négatives intrusives), l’unique action à mener est de renforcer vos protections (voir la section sur la bulle), de purifier votre lieu de vie (sauge, sel) et d’affirmer votre autorité en déclarant fermement que cette présence n’est pas la bienvenue et doit partir. Ne dialoguez jamais. Si vous pensez être en présence d’une âme perdue, l’action la plus sûre et efficace n’est pas d’intervenir directement, mais de prier pour elle à distance. Demandez à vos propres guides ou à des forces de lumière supérieures de venir l’aider et de la guider. Vous agissez alors comme un « signaleur » bienveillant, pas comme un « sauveteur » imprudent.
Votre rôle n’est pas de nettoyer le plan astral, mais de maintenir votre propre espace de vie, physique et énergétique, propre et sécurisé. C’est en devenant un phare de lumière stable que vous aidez le plus, et non en plongeant dans l’ombre pour y jouer les héros.
Sifflements d’oreilles : problème médical ou début de clairaudience ?
Des sifflements aigus et soudains dans une oreille, un bourdonnement qui apparaît sans crier gare… C’est un phénomène extrêmement courant qui suscite beaucoup de questions dans le milieu spirituel. Est-ce un simple acouphène ou le signe d’un éveil de la clairaudience, la capacité d’entendre les messages du plan subtil ? La réponse la plus responsable est la suivante : il faut d’abord et toujours considérer la piste médicale.
L’immense majorité des sifflements, bourdonnements ou autres sons perçus sans source extérieure sont des acouphènes, qui peuvent être liés à une multitude de causes (exposition au bruit, stress, problèmes de circulation, etc.). Ignorer cette possibilité en se jetant sur une interprétation spirituelle est non seulement imprudent, mais potentiellement dangereux pour votre santé auditive. La première étape, non négociable, de votre discernement est de prendre rendez-vous avec un médecin ORL pour un bilan complet. Cet acte est une preuve de maturité spirituelle : vous honorez et prenez soin de votre véhicule terrestre avant d’explorer les dimensions subtiles.
Une fois que toute cause médicale sérieuse a été écartée, et seulement à ce moment-là, vous pouvez commencer à explorer la possibilité d’un signal spirituel. Même dans ce cas, le discernement reste de mise. Si de nombreuses personnes sensibles s’intéressent à la médiumnité, toutes ne développent pas la clairaudience de cette façon. Un signal spirituel se distingue souvent d’un acouphène classique par sa nature : il est souvent plus bref, plus « cristallin », et peut être localisé très précisément dans une oreille (la droite étant souvent associée aux guides masculins ou à l’action, la gauche aux guides féminins ou à la réception). Pour vous aider à y voir plus clair, voici un plan d’action pour tester l’origine de ces sons.
Votre plan d’action : Discerner l’origine des sifflements
- Consultation médicale : Prenez impérativement rendez-vous avec un médecin ORL pour éliminer toute cause pathologique. C’est le prérequis absolu.
- Analyse de la qualité du son : Tenez un journal. Un son constant, agressif ou pénible est très probablement médical. Un son bref, aigu, cristallin et non dérangeant est un candidat possible pour un signal.
- Observation de la localisation : Notez si le son est dans les deux oreilles (souvent médical) ou très clairement dans une seule. Un signal spirituel est souvent unilatéral et peut changer de côté.
- Test d’intention : Au moment où le son apparaît, posez mentalement la question : « Est-ce un message pour moi ? Si oui, que ce soit un ‘oui' ». Observez si le son change, s’intensifie brièvement ou s’arrête.
- Validation par l’expérience : Demandez une guidance sur une petite décision sans conséquence (« Dois-je prendre le chemin de droite ? ») et voyez si le son semble « valider » un choix. Ne basez jamais de grandes décisions sur cela au début.
La clairaudience, lorsqu’elle se développe, est un processus graduel. Elle commence rarement par des phrases complètes, mais plutôt par ces petits signaux sonores. Apprendre à les décoder avec prudence et méthode est la clé pour transformer un simple bruit en une information pertinente.
Comment créer une bulle de protection efficace avant une réunion difficile ?
La protection énergétique n’est pas un concept réservé aux contacts médiumniques. C’est une compétence de vie essentielle, particulièrement utile dans des situations de stress quotidien comme une réunion de travail tendue, une conversation difficile avec un proche ou simplement un trajet dans des transports en commun bondés. La « bulle de protection » est l’outil le plus connu, mais elle est souvent mal comprise. Il ne s’agit pas de construire une forteresse pour s’isoler du monde, mais de mettre en place un filtre intelligent et conscient. Une bulle efficace ne vous coupe pas des autres, elle vous permet de rester dans votre propre énergie, sans absorber la négativité, le stress ou les émotions d’autrui.
La puissance d’une bulle de protection ne réside pas dans la simple visualisation, mais dans l’intention et l’émotion que vous y ancrez. Une bulle vide est une coquille fragile. Une bulle programmée et chargée avec une vibration élevée est une membrane de protection active. Il existe plusieurs types de bulles, mais les deux plus utiles sont la « bulle miroir », qui renvoie les énergies négatives à leur source sans jugement, et la « bulle filtre », qui laisse passer l’amour et les informations utiles tout en bloquant le reste.

Comme l’illustre cette image, l’acte de se centrer et de visualiser cette sphère de lumière est un rituel de souveraineté personnelle. Voici un protocole en 4 étapes pour créer et programmer une bulle de protection véritablement efficace :
- Ancrage émotionnel : Avant de créer la bulle, connectez-vous à un souvenir de sécurité absolue et d’amour inconditionnel. Ressentez cette émotion dans tout votre corps. C’est le « carburant » de votre bulle.
- Visualisation spécifique : Debout ou assis, les pieds bien à plat sur le sol, imaginez cette énergie d’amour et de sécurité former une sphère de lumière (dorée, blanche, violette…) autour de vous, partant de vos pieds et se refermant au-dessus de votre tête. Visualisez-la solide, souple et impénétrable.
- Programmation d’intention : Une fois la bulle visualisée, programmez-la avec une affirmation claire. Par exemple : « Cette bulle est un filtre intelligent. Elle laisse entrer et sortir l’amour et la lumière, et elle est totalement imperméable à toute énergie de peur, de colère, de jugement ou de manipulation. Elle est active jusqu’à ce que je décide de la dissoudre consciemment. »
- Maintenance et dissolution : Dans la journée, si vous vous sentez fatigué ou stressé, prenez quelques secondes pour « sentir » votre bulle et la recharger avec une respiration consciente. Le soir, avant de dormir, dissolvez-la consciemment en remerciant pour sa protection. Dormir en permanence dans sa bulle peut mener à un sentiment d’isolement.
Avec la pratique, ce rituel qui peut sembler long au début deviendra quasi instantané. Vous apprendrez à activer votre protection d’une simple pensée avant d’entrer dans une pièce, vous assurant de rester maître de votre propre espace énergétique en toutes circonstances.
À retenir
- L’hygiène énergétique est non-négociable : l’ancrage après chaque contact et la fermeture consciente des canaux sont les fondations de votre sécurité.
- Le discernement prime sur la croyance : ne prenez jamais une information pour argent comptant. Testez, vérifiez, et apprenez à reconnaître la « signature » d’un contact authentique.
- Votre souveraineté est votre meilleure protection : vous êtes le gardien de votre espace énergétique. Aucune entité ne peut s’imposer si vous ne lui en donnez pas, consciemment ou non, l’autorisation.
Channeling : comment recevoir des messages de vos guides sans perdre conscience ?
Arrivé à ce stade du cheminement, une fois les bases de la protection, de l’ancrage et du discernement intégrées, la question d’une communication plus directe se pose. C’est là qu’intervient le « channeling » ou la canalisation. L’imaginaire collectif, nourri par les films et les récits anciens, associe souvent ce phénomène à la transe, où le médium perd conscience et « prête » son corps à une entité. Si ce type de médiumnité existe, il est non seulement rare, mais surtout déconseillé pour quiconque souhaite rester maître de son propre temple.
La forme de canalisation la plus sûre et la plus répandue aujourd’hui est le channeling conscient. Ici, le médium ne perd jamais conscience. Il agit plutôt comme un « secrétaire » ou un traducteur. Il reste présent, en arrière-plan, capable d’observer, de noter et même de moduler le flux d’informations. Comme le précise la distinction faite en spiritisme, la transe ne mène pas forcément à une incorporation ; elle peut simplement ouvrir à des états de clairvoyance et de clairaudience. L’objectif moderne est de maîtriser cet état sans abdiquer sa propre conscience.
Le channeling conscient repose sur une collaboration, pas une possession. Vous apprenez à mettre votre égo de côté pour laisser passer un flux d’informations plus pur, tout en gardant un « pied » dans la réalité. C’est une compétence qui demande de la pratique et un protocole d’ouverture et de fermeture impeccable pour garantir que le « téléphone » n’est ouvert que sur la bonne ligne. Voici les étapes d’un protocole de canalisation consciente sécurisé :
- L’ouverture sacrée : Commencez toujours par un rituel d’ancrage et de protection. Puis, énoncez votre intention à voix haute : « Je m’ouvre à recevoir uniquement les messages de mes guides de lumière, ou des présences de la plus haute vibration d’amour, pour mon plus grand bien et celui de tous. Je reste pleinement conscient et souverain dans mon corps. »
- La technique du curseur : Visualisez un curseur de volume. Vous pouvez mentalement le « monter » pour augmenter votre réceptivité et « baisser » votre propre monologue intérieur, sans jamais l’éteindre complètement. Vous restez l’observateur en arrière-plan.
- Le rôle du secrétaire intérieur : Séparez la réception de l’interprétation. Pendant que le message arrive (sous forme de pensées, d’images, de sensations), votre rôle est de le noter, de le transcrire (par écrit ou oralement) le plus fidèlement possible, sans l’analyser. L’analyse viendra après.
- La fermeture impérative : C’est l’étape la plus importante. Une fois que vous sentez la communication terminée, fermez consciemment le canal. « Je remercie chaleureusement mes guides pour leur guidance. Je ferme maintenant ce canal et je réintègre pleinement ma conscience ici et maintenant, dans mon corps physique. » Terminez par un exercice d’ancrage fort (manger, marcher, toucher un objet dense).
Le channeling conscient est l’aboutissement d’un long travail de préparation. C’est la preuve que vous êtes devenu un partenaire fiable et responsable pour le monde spirituel, un véritable gardien de seuil qui sait quand ouvrir la porte, à qui, et surtout, comment la refermer et rester bien chez soi.








