Le rituel védique dénommé Ashvamedha :
une comparaison avec l'Enneade
héliopolitaine
(de
Heliopolis, alias Iunu)
Chaque Orientaliste sait que le
cheval royal fait un tour complet, dans le royaume du roi, avant d'être
sacrifié
Et une fois sacrifié, l'épouse de
la reine s’accouple avec le cheval mort,
lui permettant ainsi de
ressusciter.
Et avant d'être sacrifié, le cheval royal est précédé, sur
le chemin menant à l'endroit du sacrifice, par un bouc qui est lui même
sacrifié au dieu védique Pushan.
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Chacun, après avoir lu cette histoire, peut supposer
qu’elle se réfère uniquement à la vieille religion ou à la vieille liturgie
indo-européenne.
C’est là, à mon avis, un point de
vue complètement erroné.
Mais laissez-moi d’abord préciser
en quoi consiste, dans une religion qui faisait droit alors au culte des
astres, le rituel appelé Ashvamedha.
Dans ce rituel, le roi de tous les
pays (son nom est Indra dans le Rig Veda - lui-même étant le principal livre de
l’ancienne religion védique -, Mithra
dans l’Iran avestique, et Wurunkatte dans l’ancien domaine hittito-hatien), ce
roi, dans une religion qui était à cette époque sabéenne (en ce sens que les
dieux y étaient représentés par des corps célestes), la constellation du Grand
Lion.
Quant à son épouse, elle
incarnait, ou bien l’étoile Sirius du Grand Chien, ou bien l’étoile
Procyon du Petit Chien.
Quant au cheval royal, il
incarnait le soleil.
Pas n’importe quel soleil : le
soleil se déplaçant sur la ligne d'écliptique.
Ce soleil, en traversant
respectivement, le Taureau, les Gémeaux, le Cancer, le Lion, etc., se déplace
en sens inverse par rapport aux constellations zodiacales.
Et le fait est que celles-ci
disparaissent les unes après les autres, à l’occident, en se transportant dans
la partie invisible du planisphere céleste.
Quant au soleil (qui est ici un
cheval, et, qui plus est, un cheval royal), il est sacrifié au moment même ou
il traverse la Voie Lactée.
Et dans la mesure où cette
dernière se situe, sur le planisphère, au niveau des deux Gémeaux, plus
précisément, entre le Taureau et les Gémeaux, et dans la mesure également où la
Licorne demeure à l'intérieur de la Voie Lactée (du moins, pour une partie
de la constellation), la Licorne joue le rôle du bouc qui ouvre le chemin au
cheval royal (alias, le soleil associé au solstice d'été), vers un endroit du
sacrifice qui est ici la Voie Lactée.
Et parce que, après cela, le
soleil traversera successivement le
Cancer et le Lion, une fois sorti de la Voie Lactée, notre cheval royal couche
avec la femme d’un roi qu’on suppose être ici (en parlant de la femme) l’étoile
Procyon du Petit Chien.
Et si le soleil dort avec la reine avant d'être sacrifié,
celle-ci est alors l’étoile Sirius du Grand Chien.
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Mais là est le point majeur du présent message : dans
le fait qu’on retrouve cette histoire à l’identique en Egypte (plus précisément
dans la cosmogonie héliopolitaine).
Là, le soleil de l'Occident (son
nom est Atum) est le soleil quand lui-même demeure, sur la ligne d'écliptique,
au niveau du Taureau et/ou d’Orion.
Après quoi, le soleil incarne un soleil sacrifié
lorsqu’il traverse la Voie Lactée (lui-même ressemblant alors à un
scarabée)
Et une fois ressorti de la Voie
Lactée, il est devenu (ou redevenu) un soleil royal (en cela qu’il entre alors
dans a constellation du Lion – une entrée qui
coïncidait, à telle période de l’antiquité, et compte tenu de la
precession des équinoxes), avec le solstice d'été.
En Egypte, ce soleil royal est
appelé Rê. Et parce que ce même Rê pénètre, à l’instant même, dans la partie du
Zodiaque dominée par le Lion, ce Lion s’appelait probablement Amon dans
l’antique religion égyptienne
Conclusion : le dieu égyptien Rê
(ou Amon-Rê) était non seulement le soleil, mais le soleil associé au solstice
d’été.
Quant à Amon lui-même, dans la
mesure ou son nom («amon », ou «amen», ou «amn») signifie « caché » ou «dissimulé»,
il incarne une constellation (ici, probablement, le Grand Lion), qui est, par
définition, visible uniquement durant la nuit.
Et si Amon incarnait une
constellation qui est elle aussi cachée, celle-ci est alors la Licorne (étant
entendu qu’une partie au moins de la constellation se cache dans la Voie
Lactée).
Maintenant, sachant qu'Amon a une
tête de bélier, nous pouvons en conclure
que cette tête représente la
constellation du Bélier..
En ce cas, Amon lui-même est le Taureau ou Orion.
Mais à supposer que le bélier soit
la Licorne, Amon lui-même est, au choix,
la Voie Lactée, le Grand Lion, ou
telle autre constellation.
Et à supposer que les deux hautes
plumes posées sur sa tête sont les deux Gémeaux, lui-même, Amon, est alors la
Licorne.