Les rôles de Vulcain, de Prométhée, d’Athéna,

de Poséidon, de Cronos, de Rhéa, et d’autres encore,

dans l’ancienne religion sabéenne

 

 

 

 

 

A propos de Vulcain, nous renvoyons le lecteur à l’ouvrage de Pierre Commelin intitulé Mythologie grecque et romaine.

 

Avant d’étudier l’article consacré à Vulcain, un petit détour par le site internet http://fr.wikipedia.org/wiki/Cacus  nous apprend ceci  :

 

 

Héraclès, après la défaite de Géryon, conduisit ses troupeaux de bœufs sur les bords du Tibre, et s'endormit pendant qu'ils paissaient. Cacus en vola quatre paires, et, pour n'être pas trahi par les traces de leurs pas, les traîna dans son antre à reculons, par la queue. Le héros se disposait à quitter ces pâturages. lorsque les bœufs qui lui restaient se mirent à mugir : les vaches enfermées dans l'antre répondirent par des beuglements. Hercule, furieux, court vers la caverne ; mais l'ouverture en était fermée avec un rocher énorme que tenaient suspendu des chaînes forgées par Vulcain. Il ébranle les rochers, se fraye un passage, s'élance dans la caverne à travers les tourbillons de flamme et de fumée que le monstre vomit ; il le saisit, l'étreint de ses mains robustes, et l'étrangle. Ovide le lui fait tuer à coups de massue.

 

 

On peut donc en déduire que Vulcain n’est pas loin d’Hercule.

 

Dans un autre article, nous avons identifié  Hercule au Grand Lion.

 

On peut donc supposer que les chaînes forgées par Vulcain sont les deux étoiles du Petit Chien, lui-même se tenant devant une Voie Lactée qui tient lieu ici d’immense rocher tenu en suspension par les chaînes forgées par un Vulcain qui était probablement la  Licorne (ce bouc qui, en n’ayant qu’une patte, donnait l’impression d’un affreux personnage qui boîtait  bas).

 

On notera que la Licorne était représentée par Baalam (un Baalam monté sur une ânesse) dans les aventures bibliques.

 

Ce Baalam était un devin qui, après avoir servir un Balak en qui l’on peut voir, dans le roman sabéen, l’expression au choix du Taureau et/ou d’Orion, pemet à Israël de gagner la Terre Promise.

 

C’est également lui, Balam/Licorne qu’on retrouve auprès d’un Pharaon qu’il sert en tant que devin en s’employant à amadouer les adversaires de Pharaon avec sa magie incantatoire).

 

Le pharaon du roman sabéen étant la constellation de l’Hydre (voir à ce sujet le tome 1 du Roman Sabéen), notre Licorne se met à son service pour déjouer les plans de ses adversaires, et parmi eux, un certain Moïse qui, une fois  mis en  présence de Pharaon, agite devant lui le bâton serpent magique que Dieu lui a transmis alors même qu’il se prosterne au pied de la Montagne Sainte, un bâton si puissant et si magique à la fois qu’il met en échec la magie de Baalam et des autres devins au service de Pharaon, obligeant ce dernier à libérer les enfants d’Israël et à les laisser partir vers la Terre Promise.

 

Bref, quand Moïse se présente, en compagnie d’Aaron, devant le pharaon et ses conseillers (dont Baalam), muni du bâton serpent capable de frapper l’Egypte et les Egyptiens avec les dix fléaux, ce Moise-là est, dans le roman sabéen, un Centaure qui, en compagnie d’un Aaron qui est le Bouvier, agite sous les yeux de l’Hydre (alias Pharaon) un Serpent Caput (car tel est la représentation stellaire du bâton serpent que Dieu a remis à Moïse) capable de frapper magiquement Pharaon et ses fils premiers nés.

 

Après ce détour dans la Bible, revenons à Cacus et à Vulcain.

 

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Quand, dans le texte susmentionné, Hercule court vers la caverne obstruée par un immense rocher, il incarne un Grand Lion  qui est en train de quitter la partie invisible du planisphère céleste pour sa partie visible, un espace occupé, pour ne pas dire obstrué, sur sa frontière, par une Voie Lactée qui s’est installée à cet endroit après avoir stationné sur les hauteurs du planisphère céleste.  

 

Mais supposons que le rocher géant était la Grande Ourse plutôt que la Voie  Lactée.

 

C’est alors elle qui obstrue la frontière, et elle également que le Grand Lion (alias Hercule/Héraclès) parvient à franchir lorsqu’il apparaît juste au-dessous d’elle au moment de réintégrer la partie visible du planisphère céleste à la hauteur de l’équateur.

 

Quant à Geryon, si le rocher immense est la Grande Ourse, lui-même est la Voie Lactée.

 

Quant à ses bœufs, on peut voir en eux les étoiles associées à la constellation des deux Gémeaux (qui sont en réalité au nombre de quatre si l’on part du principe que Castor et Pollux sont séparés du reste de la constellation).

 

Et lorsque Ovide nous informe, dans ses œuvres à lui, que Géryon est tué d’un coup de massue, cette massue-là est incarnée par le Cancer (lui qui s’appelait Trita Aptya dans le roman védique), une massue tenue par un Hercule qui est alors le Grand Lion.

 

Quant à Vulcain, nous avons vu qu’il est la Licorne (une Licorne qui s’appelait Antée quand le héros, à en croire Diodore de Sicile, se trouve en Libye).

 

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Ce Vulcain,  Pierre Commelin, dans sa Mythologie grecque et romaine, le présente sous les traits suivants : 

 

 

Vulcain était fils de Jupiter et de Junon, ou, selon quelques mythologues, de Junon seule, avec le secours du vent. Honteuse d’avoir mis au monde un fils si difforme, la déesse le précipita dans la mer, afin qu’il restât éternellement caché dans les abîmes. Mais il fut recueilli par la belle Thétis et Eurynome, filles de l’Océan. Pendant neuf années, entouré de leurs soins, il demeura dans une grotte profonde, occupé è leur fabriquer des boucles, des agrafes, des colliers, des bagues, des bracelets.

 

 

Dans cet extrait, Jupiter qui s’appelle Zeus dans la variante grecque du même récit) est, au choix, le Cocher, Orion ou le Taureau.

 

Quant à Junon  (qui s’appelle Héra dans la variante grecque), elle est alors l’étoile Capella du Cocher.

 

Maintenant supposons que Jupiter (alias « le père du ciel » ou « des cieux » -  en sanscrit : [d]yau-pitar) était le Grand Lion.

 

En ce cas, son épouse est, au choix, le Petit Chien ou son étoile Procyon.

 

Cette dame, sous le nom d’Héra (qui est la variante grecque de Junon), a pour diadème les deux Gémeaux, pour sceptre le Cancer, pour voile la Voie Lactée, et pour fils (son nom est Arès), qu’elle conçoit seule,  la constellation de l’Hydre.

 

Elle-même, Héra, est la fille d’un Cronos qui est la Licorne, et d’une Rhéa qui est, au choix, le Grand Chien ou son étoile Sirius.

 

Quant au vent qui  assiste la déesse-mère dans la conception de Vulcain, on peut voir en lui, au choix, le Lynx ou le Cancer.

 

Et si Vulcain est la Licorne, cette Licorne-là est alors celle du tour suivant de la part du Zodiaque (celle du tour précédent s’appelant Cronos ou Saturne).

 

Quant à la mer où est plongé Vulcain, on peut  voir en elle l’expression de la Voie Lactée (elle-même jouant le rôle de mère, plus exactement de mère-mer  - une mère-mer qui s’appelait Tiamat [en sumérien : A-ab-ba] dans le roman baylonien, ou suméro-babylonien, de la Création).

 

Quant à la belle Thétis qui, en compagnie d’Eurynome, recueille le petit Vulcain  on peut voir en elle l’étoile Sirius du Grand Chien, elle-même étant accompagné d’une Eurynome qui est alors l’étoile Procyon du Petit Chien (laquelle appartient ici au tour suivant de la part du Zodiaque

 

Sirius (alias Thétis) et Procyon (alias Eurynome) reçoivent, en guise de boucles, agrafes, colliers, bagues, bracelets et autres colifichets conçus par une Licorne (son nom est  Vulcain) jouant ici le rôle de forgeron démiurge à leur service, les autres étoiles associées aux Grand et au Petit Chiens.

 

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Voilà pour ce qui concerne la teneur, à l’aune du roman sabéen, du  texte noté ci-dessus.

 

Quant à  Pierre Commelin, il nous dit maintenant ceci  dans  son article consacré à Vulcain :

 

 

Vulcain, conservant au fond de son coeur du ressentiment contre sa mère, à cause de cette injure, fit une chaise d’or qui avait un ressort mystérieux, et l’envoya dans le ciel.

 

 

Dans cet extrait, la chaise d’or au ressort mystérieux est probablement représentée par la Voie Lactée (une Voie Lactée dont l’or est représenté par les étoiles résidant en son sein).

 

C’est donc elle qui prend en quelque sorte en tenaille l’étoile Procyon du  Petit Chien.

 

Au-delà, la chaise est  représentée par la Licorne elle-même, comme nous l’explique le morceau suivant du discours de Pierre Commelin : 

 

Aussitôt elle est prise comme dans un trébuchet. Elle y serait restée longtemps, sans l’intervention de Bacchus, qui enivra Vulcain pour l’obliger à délivrer Junon

 

 

Dans cet extrait, le Bacchus qui enivre Vulcain, ce personnage est, au choix, Orion ou le Centaure.

 

Dans les deux cas, il énivre la Licorne avec un élixir probablement représenté ici, au choix, par la Grande Ourse ou la Voie Lactée, ce qui a le don de rendre la Licorne boîteuse ou titubant à jamais.

 

Et tandis qu’elle-même disparaît de la partie visible du planiphère, Junon (alias l’étoile Procyon du Petit Chien), fait la même chose, une étoile Procyon qui cesse alors d’être prise en tenaille par la Licorne et la Voie Lactée. 

 

Ceci dit, quand Pierre Commelin ajoute :

 

Cette aventure de la mère des dieux excita l’hilarité de tous les habitants de l’Olympe, c’est du moins ce que prétend Homère

 

 

ces dieux-là sont les dieux ancestraux (représentés ici par Persée, Andromède, le Bélier, etc, etc.)

 

Et quand il déclare en substance que Vulcain, après avoir été précipité dans le vide par Jupiter et perdu ainsi l’usage de ces deux jambes, est rappelé au ciel par  ce dernier à la demande de Bacchus, nous sommes là en présence d’une Licorne qui,  après être descendu très bas sur le planisphère céleste, est sur le point de remonter vers le Toit du monde après avoir traversé l’essentiel du planisphère céleste.

 

Et parce que l’étoile Sirius du Grand Chien a déjà disparu, elle, à l’extérieur du planisphère  lorsque le Licorne est en train de quitter sa partie visible, c’est à l’extérieur également que le laid ou le boîteux épouse la plus belle des étoiles (une beauté qui, sous son nom de Vénus/Aphrodite, est ici, au choix, la planète Vénus ou  l’étoile Sirius du Grand Chien).

 

Et si Aphrodite était la planète Vénus, notre dieu forgeron démiurge se présente alors sous les traits de la planète Saturne.

 

Et quand Pierre Commelin ajoute :

 

c’est lui qui, comme en se jouant, fabriquait les bijoux pour les déesses, lui qui, avec ses Cyclopes, dans l’île de Lemnos ou dans le mont Etna, forgeait les foudres de Jupiter

 

 

les Cyclopes sont probablement les nuages de la Voie Lactée.

 

 

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Même tableau quand Ulysse est confronté à Polyphème durant son voyage de retour au  bercail après la Guerre de Troie.

 

Ce cyclope géant qu’est Polyphème est probablement la Voie Lactée (un Polyphème dont la partie poly du nom renvoie à l’aspect multiple et/ou multiforme du personnage).

 

Quant à Ulysse, on peut voir en lui, au choix, le soleil ou la constellation du Sagittaire (étant entendu qu’Ulysse était un redoutable tireur à l’arc, ce qu’est le Sagittaire).

 

Seulement voilà, s’il est cela, le cyclope géant, au lieu de venir le rejoindre dans la grotte ou la caverne qu’il est en train d’explorer avec ses compagnons (comme le veut la légende racontée par Homère dans l’Odyssée), devrait déjà être sur place. Or ce n’est pas le cas. Et comme Polyphème pousse le troupeau qu’il a devant lui avant de rejoindre Ulysse et ses compagnons dans la grotte qu’il referme ensuite avec une grosse pierre,  on peut en déduire qu’Ulysse est une constellation qui précède la Voie Lactée.

 

Maintenant supposons que Polyphème (alias, l’être aux multiples formes) était le même personnage que Protée (lui-même vivant dans un endroit caché, sur l’île de Pharos - situé devant Alexandrie - et qui était lui-même le gardien du troupeau de Neptune).

 

Ce personnage au profil de magicien capable de prendre plusieurs formes afin de ne pas être reconnu, est la Licorne (elle dont les formes multiples sont toutes les constellations qui  stationnent au sein d’une Voie Lactée dont les nuages composent tous ensemble le troupeau d’un Neptune qui est au choix le Cocher ou le Taureau (une constellation du Taureau qui s’appelait peut-être Poséidon dans le roman grec).

 

Par analogie, on peut supposer que c’est la Licorne (et non la Voie Lactée) qui, sous le nom de Polyphème, entre dans la caverne où Ulysse s’est  installé  avec ses compagnons.

 

Mais là encore, attendu qu’il n’y a que la seule constellation d’Orion devant la Licorne, Ulysse ne peut pas être Orion si le cheval de Troie dont il se sert pour pénétrer dans la cité du même nom est la  constellation de l’Hydre.

 

Ulysse est, au choix, le Centaure, la Balance, Ophiucus ou le Sagittaire.

 

Quant au cyclope géant il est alors la Voie Lactée.

 

C’est donc elle qui dévore les compagnons d’Ulysse tout en promettant à ce dernier de le dévorer en dernier.

 

Le fait qu’Ulysse est censé être  le dernier à être dévoré par un Poliphème qui est la Voie Lactée prouve qu’il est le Sagittaire.

 

Et ce même Sagittaire d’enfoncer dans l’œil du Cyclope un pieu qui est, au choix, telle ou telle constellation (i.e. la Balance, Ophiucus, etc) selon que l’œil de la Voie Lactée se situe à tel ou tel endroit de cette même Voie Lactée.

 

Et si la Voie Lactée, sous le nom de Polyphème, n’a ici qu’une tête, on peut supposer qu’ elle en a trois dans d’autres récits.

 

Parfois aussi, ce sont trois Cyclopes au lieu d’un qui se présentent devant nous.

 

Et les mêmes de s’appeler Argês, Stéropês et Brontês et d’incarner respectivement « l'éclair », « la foudre » et « le tonnerre »  (des Cyclopes qui ont  été précipités aux enfers successivement par Ouranos et son fils Cronos, avant d’être tirés de là par un Zeus qui a décider de faire d’eux ses amis dans sa lutte contre les Titans).

 

La légende nous apprend qu’ils avaient forgé pour Hadès un casque lui permettant d’être  invisible, et pour Poséidon le trident capable de soulever la mer Egée et de déclencher la tempête sur le continent grec.

 

Sachant qu’Hadès est l’Hydre, on peut en déduire que son casque est représenté par le Cancer.

 

Et sachant également qu’Ouranos est Orion, et Cronos, la Licorne, on peut en déduire que nos trois cyclopes sont autre chose qu’Orion et la Licorne.

 

Supposons que les Titans étaient les nuages de la Voie Lactée.

 

En ce cas, le Grand Lion (son nom poétique est Zeus) lutte contre eux en compagnie de cyclopes qui sont ici des étoiles ou des constellations.

 

A notre avis on peut voir en eux, ou bien les trois parties de la Licorne, ou bien un Petit Chien qui avait, à cette époque, trois étoiles au lieu de deux (ce qui reste à prouver), ou bien  encore des constellations comme le Sextant le Cratère et le Corbeau (ce qui présuppose que les Titans sont les multiples composantes de l’Hydre au lieu d’être les nuages de la Voie Lactée).

 

Quoi qu’il en soit, lorsque ces cyclopes-là conçoivent le trident pour un Poséidon qui soulève  les mers à cette occasion,  ce Poséidon est, au choix, le Taureau ou Orion.

 

Quant au trident, si  Poséidon est le Taureau, il est représenté par les trois étoiles du Baudrier d’Orion, un Baudrier qui soulève une tempête représentée alors par Eridanus.

 

Mais  supposons que le trident était l’étoile Sirius.

 

En ce cas, les trois cyclopes sont à chercher du côté de la Poupe, de la  Carène et des Voiles.

 

Quant à Poséidon, il est à chercher du côté du Grand Chien.

 

Sachant par ailleurs que les trois cyclopes sont tués par Apollon, on peut considérer que celui-ci n’est loin de ces trois constellations.

 

La légende nous apprend qu’Apollon a tué les trois cyclopes car il n’apprécia guère de les voir créer la foudre avec laquelle Zeus frappa à mort son fils Asclépios – un Asclépios qui a eu le malheur de ressusciter Hippolyte sous les yeux scandalisés d’Hadès et des Parques qui demandèrent alors  Zeus de le foudroyer.

 

A cette aune, on peut voir en Apollon le Centaure, et dans son fils Asclépsios (alias Esculape) la constellation appeleé Ophiucus (alias le Serpentaire).

 

Et si Apollon est le Centaure, Artémis est, au choix, le Scorpion, le Loup ou  la Balance.

 

Quant à Hyppolyte, en tant que fils d’un Thésée qui est lui aussi  le Centaure, on peut voir en lui, au choix, le Scorpion ou le Sagittaire. 

 

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Pour en revenir aux Titans, quand Zeus les combat en s’aidant des trois cyclopes, eux-mêmes, Titans, représentent probablement  les nuages de la Voie Lactée.

 

En revanche, quand ces mêmes Titans se présentent comme les fils d’Ouranos et de Gaia (des Titans parmi lesquels figurent Cronos et Prométhée), on peut considérer que ces Titans-là, au lieu d’être  les nuages de la Voie Lactée, sont des constellations qui ont un contact direct et permanent avec elle.

 

Et si Cronos était la Licorne, on peut également voir en Prométhée son expression.

 

 

D’après la légende, Cronos apprend en songe qu’il va être dépossédé du trône par l’un de ses ses fils, ce qui le pousse à les avaler tous en commençant par Hestia (elle-même étant suivie d’Héra, d’Hadès et de Poséidon).

 

Et toute sa progéniture aurait été dévorée sans l’intervention de son épouse (son  nom est  Rhéa), elle qui décide de cacher le petit Zeus et de donner à son époux une pierre emmaillotée en lui faisant croire que le nouveau né est caché  à l’intérieur.

 

Sachant cela,  on peut considérer que Cronos est une Licorne qui dévore les nuages de la Voie Lactée en guise de langes.

 

Et parce que la caverne appelée à servir de refuge au petit Zeus se situe à l’orient du planisphère céleste (un orient représenté ici par l’île crétoise) - et plus précisément dans sa partie invisible -, c’est là que le petit se cache en attendant de grandir avec le concours de la déesse abeille (son nom est Mélissa) et de la déesse chèvre Amalthée, la première lui offrant son miel, et la seconde son lait miraculeux.

 

On notera au passage que le nouveau né s’appelle Abraham lorsque celui-ci suce, à l’intérieur d’une caverne qui s’appelle alors Kutha (on est là en Mésopotamie),  le miel miraculeux venu se coller sur son pouce. 

 

Pour en revenir au petit Zeus, on peut considérer que le personnage nourri dans sa caverne par Mélissa et Amalthée incarne un Grand Lion qui, parce qu’il est encore invisible, est dans la peau d’un nouveau né qui, après avoir grandi, intégrera la partie visible du  planisphère céleste.

 

Etant devenu fort, il a désormais l’énergie et la puissance nécessaires pour combattre victorieusement des Titans qui sont ici les nuages de la Voie Lactée.

 

Et il doit cette grâce, on l’a dit, à une Mélissa qui est la Grande Ourse, et à une chèvre (son nom est Amalthée) qui est l’expression de la Vierge (étant entendu que celle-ci se tient derrière le  Grand Lion, lui qu’elle nourrit avec un lait qui est ici l’Epi de la Vierge (en latin Spica).

 

Quant aux curètres en arme qui entourent le berceau du nouveau né et font un tintamarre de tous les diables afin de couvrir ses cris de manière à ne pas attirer l’attention de son père Cronos,  ces curètres sont probablement des étoiles associées à la constellation du Cancer.

 

Eux-mêmes, Curètres, étant les fils de Rhéa, on peut voir en elle l’étoile Procyon du Petit Chien.

 

Mais supposons que Rhéa était l’étoile Sirius du Grand Chien.

 

En ce cas, les Curètres sont représentés par Antlia et la partie supérieure des Voiles (eux qui font un tintamarre de tous les diables avec leurs baguettes frappant ce tambour un peu spécial qu’est Voie Lactée  afin, on l’a dit, de couvrir les cris d’un nouveau né qui est alors le Grand Lion).

 

Et si Rhéa est l’étoile Sirius, elle-même confie à Procyon le soin de cacher le Grand Lion dans la caverne crêtoise.

 

Et c’est également elle, étoile Sirius, qui donne à la Licorne (son nom est Cronos) une pierre emmaillotée (sous-entendu : avec l’idée de lui faire croire que le petit Zeus est caché dessous) qui n’est rien d’autre, ici, que la Voie Lactée.

 

Tout ceci étant dit, on peut également voir en Rhéa la planète Vénus, ce qui présuppose que son époux (à savoir Cronos) est la planète  Saturne au lieu d’être la constellation de la Licorne, mais un tel constat ne nous avance guère.

 

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A part cela,  quand Cronos et Rhéa règnent ensemble sur l’univers, la Licorne et le Grand Chien qu’ils incarnent tous les deux viennent tout juste de réintégrer la partie visible du planisphère céleste (ce qui n’est pas le cas des Olympiens).

 

Mais là encore, attendu qu’Aphrodite est elle aussi, en tant qu’Olympienne,  l’étoile Sirius, cela signifie que nous sommes, en parlant des Olympiens, au tour suivant de la part du Zodiaque.

 

Ou alors, si ce n’est pas le cas, il faut partir du principe qu’Aphrodite était l’étoile Procyon du Petit Chien au lieu d’être l’étoile Sirius du Grand Chien.

 

Et encore, dans la mesure où Héra, qui était à la fois la sœur aînée et l’épouse de Zeus, était cette étoile, Aphrodite est forcément autre chose. Tout comme sont autre chose Athéna, Artémis,  Déméter et Hestia.

 

Vu sa  beauté, Aphrodite ne peut être que deux choses : la planète Vénus ou l’étoile Sirius du Grand Chien.

 

Si l’on considère qu’Athéna est la Vierge, et Hestia, la Chevelure de Bérénice (une Bérénice dont le feu s’identifie ici à l’aurore), il nous reste à définir les rôles de Déméter (déesse de la terre et de l’agriculture) et d’Artémis (à la fois  déesse de la chasse et de la nature sauvage – dans ce rôle elle était la Dame des Fauves et chassait notamment le cerf [c’est du reste entourée d’un cerf, d’une biche ou d’un chien, ou d’une meute de chiens, qu’elle apparaît sur les images] -  et déesse protectrice des accouchements ou des naissances).

 

Dans le domaine des planètes, Artémis incarnait la Lune, comparé à un Apollon qui était son frère jumeau  (en réalité elle est née un jour avant lui) et qui était le Soleil.

 

Mais supposons qu’Apollon et Artémis étaient tous les deux des constellations.

 

En ce cas, on peut voir en Apollon le Centaure et en Artémis la Balance.

 

Et encore, sachant que l’ours était l’animal fétiche d’Artémis et lui était consacré dans l’ancienne Helvétie, on peut en voir en lui la Grande Ourse avec ses étoiles, elles-mêmes servant une Artémis qui est alors l’expression du Petit Lion.

 

Mais peut-être Artémis était-elle la Grande Ourse elle-même.

 

Et si elle était le Petit Lion, son frère jumeau (à savoir Apollon) était alors le Grand Lion

 

Maintenant, supposons que Zeus était ce Grand Lion.

 

Athéna, qui est née toute armée de sa tête (une tête qui est alors la Grande Ourse), est alors la Vierge.

 

Quant à Apollon, en tant que fils de Zeus et de Léto (Latone chez les Romains), on peut voir en lui, au choix,  le Centaure, l’Epi de la Vierge ou l’étoile Arcturus du Bouvier.

 

Supposons qu’il était le Centaure.

 

Ce Centaure, dans l’Iliade d’Homère, est au service d’un Pâris qui est lui aussi, sous la forme d’un héros, l’expresssion du Centaure.

 

Quant au frère ainé de Pâris (à savoir Hector) il est alors la constellation de l’Hydre, un Hector tué en duel par un Achille qui est ?? (le  Grand Lion ? Hercule ?).

 

Bref, dans la mesure où Apollon est le Centaure, on peut considérer que la lyre dont il joue est représentée par la Clé de Voûte (elle-même étant associée à la constellation d’Hercule - un Hercule qui, en rejoignant le  Centaure à l’extérieur du planisphère céleste, donne l’impression que le Centaure joue de la Lyre à cet instant).

 

Et si Apollon est le Centaure, l’île flottante de Délos est alors la partie de la Voie Lactée qui recouvre partiellement la constellation du Loup (un loup qui peut-être ouvrait  le chemin à une Léto/Latone qui est alors représentée par les étoiles associées aux Pinces du Scorpion, une Léto interdite d’accoucher par Héra, l’épouse jalouse de Zeus).

 

On retrouve d’ailleurs le loup dans le mot Lycie, région d’Asie Mineure en qui certains voient le lieu d’origine à la fois d’Apollon (un Appolon Lukogenès -  i.e. né du loup) et de Leto. 

 

Quant aux neuf muses qui accompagnent Apollon, elles représentent ??

 

Et si Apollon est le Centaure, sa sœur Artémis est alors, au choix, la Vierge ou la Balance.

 

Et parce que la Vierge est représentée par Athéna, comme nous le verrons plus loin, elle ne peut  être représentée par Artémis.

 

A partir de là, Artémis, si  son frère est le Centaure,  ne peut être que deux choses : le Loup ou la Balance. Sinon, si Artémis est une autre constellation (par exemple  le Petit Lion), Apollon ne peut pas être le Centaure. Il est même le Sagittaire si Artémis est le Scorpion.

 

Dans l’Iliade d’Homère, il est un personnage qui décoche ses terribles flèches sur l’armée des Grecs après qu’Agamemnon eut refusé de libérer Chryseis à la demande de son père (un père qui est lui-même le prêtre d’Apollon).

 

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Dans le Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines de Daremberg et Saglio, nous lisons, sous la rubrique consacré au Drago (ou Dragon) :

 

Parmi les premières races de dieux il compte les Ophionides, nés du dieu serpent Ophion, où l'on n'a pas de peine à reconnaître la Tianat des Chaldéens. Ophion, après une lutte contre Cronos, maître du ciel, est précipité dans l'Océan, fait qui symbolise le triomphe du bien sur le mal, de la lumière sur les ténèbres ". Là est l'origine de la gigantomachie des Grecs et de la nature anguipède des adversaires de Jupiter.

 

 

Dans cet extrait, Ophion est, au choix, la Voie Lactée ou  l’Hydre.

 

Quant à savoir si le serpent Ophion est la même chose que la mer-mère Tiamat (on est là dans l’Enuma Elish  - alias, la variante suméro-babylonienne de la Création), c’est là une autre affaire.

 

Et parce que Cronos est ici le maître du ciel, il ne peut pas être la Licorne.

 

Etait-il le Dragon, comme on pourrait le supposer en lisant  l’article ci-dessus ?

 

Mais peut-être le Cronos de l’âge d’or n’était-il pas le même personnage que le Cronos orphique ?!

 

Quant à son épouse (son nom est Rhéa), nous avons vu qu’elle protège son fils, le petit Zeus, d’un Cronos qui avait la fâcheuse habitude de dévorer sa progéniture, en le cachant dans une caverne et en donnant une pierre emmaillotée à avaler à son époux en lui faisant croire que le petit est caché dessous.

 

Dans un autre article, nous avons assimilé la Rhéa grecque et la Rhéa Silva mère de Rémus et de Romulus, à l’étoile Sirius du Grand Chien

 

A en croire les auteurs du site

http://www.geocities.com/cas111jd/anatolia/index.htm,

Rhéa la grecque apparaît, dans l’ancien panthéon hittite, sous le nom de Matar Kubile (elle-même étant une montagne phrygienne en même temps que l’expression de la déesse mère - une déesse apparentée à  Cybèle).

 

Ceci dit, il n’est pas certain que la déesse Cybèle (alias la grande déesse mère, alias la Magna Mater, alias  Matar Kubile, alias la Rhéa phrygienne)  était le même personnage, en termes de constellations, que l’épouse de Cronos (un Cronos qui s’appelait également Saturne).

 

En effet, dans la mesure où la grande mère (alias la Magna Mater) est montrée la plupart du temps debout sur un lion, on peut voir en elle la constellation de la Vierge (elle-même montant un lion qui est alors le  Grand Lion).

 

Et l’on peut même  aller jusqu’à voir dans la déesse mère la Grande Ourse en personne (ce qui présuppose que Rhéa était la même chose que Nout, la déesse ciel égyptienne - une Rhéa qui avait pourtant la réputation d’être une déesse de la terre plutôt qu’une  déesse du ciel).

 

Quoi qu’il en soit, il semble que la Rhéa connue en Phrygie n’ait rien eu à voir avec la Rhéa de la théogonie d’Hésiode, sauf si l’on considère que la  première nommée était la mère des dieux, ce qu’était également Rhéa si l’on tient compte que ses dieux à elle étaient  les Olympiens (elle-même, Rhéa, appartenant, comme son époux, à la race des Titans).

 

Et à supposer que Cybèle était la Vierge, cette Vierge-là est noire (elle-même étant représentée par une pierre noire tombée du ciel) si l’on part du principe qu’elle-même est invisible sur le planisphère céleste lorsqu’elle conçoit le jeune dieu (son est Attis) qui deviendra son amant.

 

Et puisque nous évoquons la pierre noire, on retrouve celle-ci sous la forme d’un pain de sucre dont la vocation était d’accueillir le dieu Elagabal (i.e. ce « Dieu de la Montagne » qui était adoré à Emèse en Syrie et qui sera appelé, dès le 2e siècle de notre ère, Sol Invictus (alias le soleil invaincu), dieu dont la  pierre noire sera transférée à Rome par Varius Avitus Bassianus une fois celui-ci devenu empereur - un empereur qui adorait, sous le nom d’Elagabal, et en tant que premier prêtre attaché au dieu,  la divinité du même nom).

 

Et les auteurs du site

http://dictionary.sensagent.com/Sol%20Invictus%20Elagabal/fr-ja/,

de qui nous tenons ces informations, de préciser que le dieu Sol Invictus qu’imposa, dès le 3e siècle,  Aurélien à tout l’empire romain pour des raisons d’unité politique (un Sol Invictus dont la naissance sera  fêtée chaque année le 25 décembre), n’avait finalement que peu de rapport avec le Sol Invictus Elagabal d’origine syrienne.

 

Pour l’heure là question n’est pas là. Elle est de constater que les bétyles étaient considérés au Moyen Orient comme des déesses dont la vocation était de servir partout de temple aux dieux quand ceux-ci se rendaient du ciel sur la terre.  A ceci près que, dans  le cas de Cybèle, la pierre, qui est alors originaire de Pessinonte, va finalement  se confondre avec la déesse mère en personne.

 

On a vu dans cette pierre une météorite tombée du ciel. Si elle était probablement cela dans une religion qui fut naturaliste et chamanique avant d’être sabéenne, une fois celle-ci devenue sabéenne, précisément, la pierre  noire représente forcément une constellation.

 

Laquelle  ?

 

On le saura quand on saura qui est Attis sous  ce rapport.

 

Inversement, on saura qui est Attis quand on saura également qui est Cybèle en terme de constellations ?

 

Sachant que le jeune dieu avait, à l’instar de ses confrères Men ou Mithra, un bonnet phrygien sur la tête, et sachant également qu’il s’émascule, sous un pin ou sous un grenadier, une fois rendu fou par une Cybèle jalouse de le voir s’éprendre d’une autre qu’elle, il ne peut être que quatre  choses :  le Grand Lion, l’Epi de la  Vierge, l’étoile Arcturus du Bouvier, ou le Bouvier dans son ensemble.

 

A supposer que le pin ou le grenadier soit la Grande Ourse, Attis est alors un Bouvier qui s’émascule lorsqu’il quitte la partie visible du planisphère céleste (chose qui se produit au mois antique d’août si l’on part du principe que les anciens observaient le ciel entre 22 heures et minuit).

 

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Pour en revevenir à Matar Kubile, nous avons vu que cette déesse était associée à une montagne phrygienne.

 

La question, un fois qu’on accepte de situer le débat sur le planisphère céleste, est de savoir si cette montagne est représentée par la Voie Lactée ou par la Grande Ourse ?

 

Si Rhéa (alias Matar Kubile) est l’étoile Sirius du Grand Chien, la montagne dont la déesse est la Dame, est forcément la Voie Lactée.

 

En revanche, si Matar Kubile est la constellations de la Vierge, celle-ci est alors surmontée d’une montagne qui est la Grande Ourse.

 

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Dans un autre article, nous avons vu que l’étoile Sirius pointe, telle une flèche, en direction d’Orion, et, au-delà, en direction des sept Pléiades (elles-mêmes étant les filles d’un personnage qui, sous ses traits de Taureau ou d’Orion,  était réputé pour sa vigueur sexuelle).

 

On retrouve cette puissance sexuelle chez le dieu grec Pan.

 

On a dit de Pan qu’il était le chef des satyres, qu’il fut comparé au dieu romain Faunus, protecteur des bergers, ainsi qu’au au bouc égyptien de Mendes (tous les trois incarnant la végétation, et, dans sa forme extrême, la promiscuité, sous la forme d’un phallus ou d’un pénis en érection, et tous les trois ressemblant,  dans cette posture, qui a un bouc, qui a un bélier - les deux ayant la réputation de forniquer tous azimuts et de créer l’abondante végétation dont ils étaient les pères en s’accouplant avec des filles qui, dans le roman sabéen, s’identifient ou bien avec les Pléiades, ou bien avec telle autre étoile ou constellation (l’étoile Sirius du Grand Chien par exemple).

 

Bref, quand les textes de l’Egypte ancienne nous informent que les plus belles filles couchaient en Egypte avec le bouc de  Mendès, elles mêmes jouent, en la circonstance, le rôle d’une déesse de l’amour qui s’appelait, en Grèce, Aphrodite et qui, en tant qu’expresion de l’étoile Sirius du Grand Chien, montait sur un bouc qui était, dans l’ancienne religion sabéenne, l’expression de la Licorne (elle-même, Licorne, s’appelant Hephaistos quand la belle s’appelle Aphrodite).

 

Et si ce personnage était un bouc en Egypte, lui-même ouvrait  le chemin, dans l’ancien rituel indo-européen, à un cheval promis au sacrifice (lequel sacrifice s’appelait « ashvamedha » dans l’ancienne liturgie védique) qui, une fois le sacrifice accompli, s’accouplait rituellement avec l’épouse du roi venue s’allonger auprès de lui.

 

Ce rituel de l’ashvamedha, pour important qu’il fût, est d’une nature très complexe, et plus encore lorsqu’il s’agit de l’interpréter dans une optique sabéenne (à supposer bien sûr qu’une telle interprétation ait un sens).

 

Dans ce registre, on peut voir dans le cheval sacrifié plusieurs choses. On peut voir en lui par exemple :

 

·        le Bouvier (auquel cas, le bouc qui le précède - et qui était « la part du dieu védique Pushan » -  est la Grande Ourse) ;

·        la Grande Ourse (auquel cas le Yama qui remet le cheval  à Trita est le Bouvier, un Bouvier qui remet la Grande Ourse au Lyx ou le Grand Lion (auquel cas le Bouvier remet le Grand Lion à un Trita qui est le Cancer) ;

·        le Lynx (auquel cas, il est sacrifié aux dieux, lorsqu’il arrive tout en haut du planisphère céleste) ;

·        l’Hydre (auquel cas le bouc, dont l’auto-sacrifice avait probablement pour but de conserver en l’état l’intégralité du corps du cheval une fois celui-ci sacrifié, ce bouc est la  Licorne);

·        la constellation d’Orion (auquel cas l’épouse du roi est l’étoile Sirius du Grand Chien, les deux s’accomplant lorsque Sirius enfin le soleil en personnage, lui-meme étant sacrifié lorsqu’il traverse, au choix, la Voie Lactée où le point solsticial d’hiver, un soleil qui passe des mains d’un Yama qui est Orion ou le Taureau au lieu d’être le Bouvier, avant d’être confié à un Trita qui est le Cancer, et d’être monté par un Indra qui est le Grand Lion.

 

 

Si l’on sait, avec les linguistes russes Thomas V. Gamkrelidze et  Vjaceslav V. Ivanov (cf. Indo-European and the Indo-Europeans  a reconstruction and historical analysis of a proto-language and a proto-culture; The living world: Gods, people, animals p. 403 note 20, Berlin ; New York : Mouton de Gruyter, 1995) que quatre femmes assistaient au sacrifice du cheval et que trois d’entre elles découpaient le cheval mort en trois parties avec une partie arrière qui s’appelait pashu (mot qui signifie  bétail), tout cela s’applique finalement mieux à un cheval sacrifié qui serait la Voie Lactée plutôt que le soleil ou telle autre constellation.

 

Et si l’on sait aussi, avec les mêmes auteurs, que le cheval de droite associé à une paire de chevaux harnachés était sacrifié au mois de septembre-octobre dans la Rome antique au dieu Mars (lequel mois coïncidait avec celui des deux jumeaux Ashvins sur le domaine védique), on peut en déduire que le cheval sacrifié était l’équivalent de l’un des deux jumeaux.

 

Reste à se demander si les deux jumeaux étaient associés aux deux Gémeaux et si chacun d’eux était associé aux deux semestres de l’année, l’un représentant « les six mois du haut » et  l’autre « les six-mois du bas ».

 

Quant au bouc à une patte (alias Aja Ekapad, un Aja Ekapad en qui Abel  Bergaigne voyait un surnom de Varuna) qui ouvrait le chemins au cheval sacrifié et qui était lui aussi sacrifié,  le fait qu’il prenne « toutes les formes » (en sanscrit : viçvarûpa) est un argument en faveur de la Licorne si l’on part du principe que ce personnage s’appelait Protée, un Protée qui à la fois  gardait, en l’île de Pharos, le troupeau de Neptune, et savait, lui le sage et le devin, se déguiser en toutes les formes possibles afin qu’on ne le reconnaisse pas. 

 

On peut meme voir dans le bouc l’expression de la Voie Lactée.

 

Tout cela serait cousu de fil blanc si Alain Danielou ne nous disait, dans son livre sur Le Polythéisme hindou, que « Le Soleil est le Bouc-à-une-patte (Aja-ekapâda) . »

 

Et si le bouc est le soleil, le cheval ne peut pas être ce soleil.

 

Mais supposons, avec Gamkrelidze et Ivanov, que le bouc à une patte, ou la chèvre à une patte (alias, Aja Ekapad), était au centre de l’arbre cosmique (en sanscrit : asvhattha-).

 

En ce cas, on peut imaginer que l’arbre en question est la Voie Lactée, elle-même ayant en son centre un bouc qui est la Licorne.

 

Et encore, après avoir lu l’extrait suivant tiré du livre intitulé Hamlets’Mill de Giorgio de Santillana et Hertha von Dechend, on peut voir les choses complètement différemment :

 

 

Now it is time to locate the origin of the image of the Mill, and further, what its alleged breakup and the coming into being of the Whirlpool can possibly mean.

 

The starting place is Greece. Cleomedes (c. A.D. 150), speaking of the northern latitudes, states (1.7.)  “The heavens there turn around in the way a millstones does.” Al-Farghani in the East takes up the same idea, and his colleagues will supply the details. They call the star Kochab, beta Ursae Minori, “mill peg,” and the Stars of the Little Bear, surrounding the North Pole, and Fas al-rahha (the hole of the mill peg) “because they represent, as it  were, a hole (the axle ring) in which the mill ax turns, since the axle of the equator (the polar axis) is to be found in this region, fairly close to the star Al-jadi (he-goat, Polaris : alpha Ursae Minoris).” These are the words of the Arab cosmographer al-Kazvini. Ideler comments :

 

Kotb, the common name of the Pole, means really the axle of the movable upper milistone which goes through the lower fixed one, what is called the “mill-iron.” On this ambiguity is founded the analogy mentioned by Kazvini. The sphere of heaven was imagined as a turning millstone, and the North Pole as the axle bearing in which the mill-iron turns….Fas is explained by Giggeo . . as rima, scissura etc.

…The Fas a of our text, which stands also in the Dresden globe beside the North Pole of the Equator, should therefore represent the axle bearing.

 

Farther to the east, in India, the Bhagavata Purana tells us how the virtuous prince Dhruva was appointed as Pole star. The particular “virtue” of the prince, which alarmed even the gods, is worth mentioning : he stood on one leg for more than a month, motionless. This is what was announced to him : “The stars, and their figures, and also the planets shall turn around you.” Accordingly, Dhruva ascends to the highest pole, “to the exalted seat of Vishnu, round which the starry spheres forever wander, like the upright ax of the corn mill circled without end by the labouring oxen.”

 

 

Après avoir lu cet extrait, on peut considérer que le bouc à une patte est l’étoile polaire, ou du moins celle des étoiles qui servait à l’époque d’étoile polaire.

 

Encore faut-il prouver que Dhruva et Varuna étaient le même personnage et que le bouc à une patte désignait réellement l’étoile polaire.

 

Et dans l’affirmative, doit-on en déduire que le soleil dont parle Daniélou était cette étoile ?

 

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Maintenant, supposons, autre hypothèse, que le bouc à une patte était la même chose que le bouc poisson (ou la chèvre poisson) cher à l’ancienne mythologie suméro-accadienne.

 

Ce personnage, qui s’appellait Enki en sumérien et Ea en akkadien, semble avoir habité le sud du planisphère céleste plutôt que sa partie nord .

 

Et si certains ont vu en Eridu (la cité temple d’Ea) l’étoile Canopus de la Carène (voir à ce sujet  B.L. Van der Waerden cité par Giorgo de Santillana et Hertha von Dechend dans Hamlet’s Mill), nous-même avons comparé ce bouc non seulement à une antilope (i.e. l’antilope de l’abzu), mais à une antilope qui, à en croire l’ancienne mythologie indienne, était la constellation d’Orion.

 

Ceci dit, si Ea  est l’équivalent d’Orion, sa cité d’Eridu ne peut pas être l’étoile Canopus de la Carène.

 

Eridu désigne, ou bien l’océan situé au-dessous de la Voie Lactée, ou bien la constellation  appelé Eridanus.

 

Et si le bouc est Orion (ce qui d’ailleurs reste à prouver), le cheval sacrifié suit forcément cette constellation dans le cortège formé par les étoiles.

 

Pour l’heure une chose est sûre : le mythe n’est pas du tout le même selon que le bouc renvoie au pôle nord céleste, ou selon qu’il désigne un personnage tel qu’Orion.

 

Dans un cas, l’axe du monde relie les deux pôles, et dans l’autre il désigne la Voie Lactée.

 

Quant au cheval, il n’est pas non plus le même personnage dans les deux cas.

 

Si le bouc est Orion, lui-même est, au choix, la Voie Lactée, le Grand Lion ou l’Hydre (éventuellement aussi le Centaure).

 

On peut même voir en lui le soleil.

 

Ce soleil s’appelle Varuna (alias le bouc à une patte) et ressemble à un vieux bouc lorsqu’il stationne dans la zone dominée par Orion, un soleil qui renaît sous la forme d’un cheval lorsqu’il fréquente un Trita qui est le Cancer et un Indra qui est le Grand Lion.

 

Quant à l’épouse du roi qui couche avec le cheval mort, son rôle et sa place dans le monde des constellations dépendent évidemment de ceux du cheval lui-même (lequel cheval était censé circuler librement une année entière avant d’être capturé et sacrifié - la plupart du temps par étouffement).

 

On sait, entre autres avec Bergaigne, que le cheval était sacrifié au dieu védique Pushan.

 

Qui  est ce Pushan ?

 

En tant que maître de l’agriculture et des pâturages, en tant que gardien des troupeaux qui les empêchent de se perdre, en tant que révélateur des trésors cachés, en tant que  personnage dont le nom est associé à la poussée de la végétation,  et finalement en tant que soleil déchu, ou tombé et, à ce titre, en tant que Seigneur des Morts, on peut identifier ce personnage à la constellation d’Orion.

 

Ce personnage est associé à un vieux soleil qui a pour frère jumeaum, ou quasi tel, un  jeune soleil (son nom est Indra – lequel s’appelle ailleurs Aryaman) représenté par le Grand Lion.

 

L’un est vieux car il se situe sur la droite de la Voie Lactée, et l’autre est jeune car il se situe, quant à lui, sur la  gauche de la Voie Lactée.

 

Ce Pushan, nous dit une des légendes chargées de narrer ses exploits, avait perdu ses dents après avoir été frappé par un Rudra au comble de sa rage, ce qui l’obligea à manger de la bouillie le restant de ses jours.

 

Sachant que Rudra est le même personnage que Ninurta/Ningirsu, à savoir la flèche Sirius, c’est elle qui brise les dents d’Orion en se dirigeant vers les sept Pléiades.

 

Quant à la bouillie avalée par le dieu nourricier, elle représente les nuages de  la Voie Lactée.

 

Bref, c’est à lui, Pushan/Orion, à qui le bouc était sacrifié (un bouc qui est ici l’expression de la Licorne).

 

A cette aune, on peut voir dans le cheval qui suit la Licorne, au choix, l’Hydre ou le Centaure. 

 

Et s’il est cela, la dame qui couche avec lui, est, au choix, l’étoile Procyon du Petit Chien ou la Vierge.

 

Dans les deux cas elle sert un roi qui est le Grand Lion.

 

Tout cela, évidemment, doit être pris avec les réserves d’usage.

 

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En Egypte, par comparaison, le bouc, sous le nom de Mendès, forniquait avec une déesse qui s’appelait Aphrodite Epitragia (alias « Aphrodite sur un bouc »), lorque le bouc en question  était  le dieu Pan.

 

Maintenant, supposons que le phallus appartenait à un bouc qui était la constellation d’Orion.

 

En ce cas, le phallus lui-même est représenté par le Baudrier d’Orion, un phallus que la grande déesse Isis (elle-même étant l’expression de l’étoile Sirius du Grand Chien) fut incapable de retrouver quand le bouc mort s’appellait Osiris au lieu de s’appeler Pan ou Mendès.

 

Maintenant, supposons qu’Orisis était Orion au lieu d’être la Licorne.

 

En ce cas, c’est Set, son demi-frère jumeau, qui était l’expression de la Licorne.

 

Une chose est sûre : que le grand forniqueur soit Orion ou la Licorne, il fornique avec l’étoile Sirius s’il est la Licorne, et avec les sept Pléiades  s’il est la  constellation d’Orion.

 

Et à supposer que les Pléiades étaient ses propres filles, notre grand dieu de la végétation est alors le Taureau au lieu d’être Orion ou la Licorne.

 

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Sur l’identitié fonctionnelle entre le bouc et le bélier, on consultera avec profit l’œuvre de Jacques-Antoine Dulaure, lequel s’appuie sur Lucien pour faire la déclaration suivante (que nous découvrons ici sous le site

http://ugo.bratelli.free.fr/Dulaure/PhallusOrigineCulte.htm) :

 

 

Les mêmes causes qui élevèrent le signe du Taureau au rang des dieux, procurèrent un pareil honneur au signe du Bouc. Ces deux signes indiquaient également le retour du printemps : ils eurent le même sort, portèrent le même nom ; mais ils furent adorés dans des villes différentes. Ainsi, le soleil printanier eut pour emblème deux animaux vivants. Le bouc sacré était adoré sous le nom de Pan à Mendès, ville qui, ainsi que le Nome mendésien, doit son nom à cette divinité animale ; car Mendès signifie bouc. « Le bouc ou le dieu Pan, dit Hérodote, s’appelle Mendès en égyptien [Hérodote, Euterpe, liv. II, p. 412] » Il en est de même de la ville de Thmuis ou Chemnis, où le culte du bouc fut en vigueur. Saint Jérôme nous apprend que ce mot signifie bouc. L’Arcadie, et même l’Italie, mirent ce bouc au rang des grands dieux, et le nommèrent Pan. Le taureau et le bouc sacrés portaient souvent le même nom : cette conformité nouvelle est attestée par Plutarque, qui dit formellement que les Egyptiens donnaient au bouc de Mendès le nom d’Apis [Plutarque, Traίté d’Isίs et d’Osίris, vers la fin] .

 

Il est certain que ces deux animaux vivants, le bouc-dieu et le taureau-dieu, avaient une même extraction et descendaient de la même division zodiacale où leurs signes étaient réunis.

 

Jamblique dit que le système des anciens était de représenter le soleil sous les formes des animaux qui occupent les signes du zodiaque.

 

Lucien, dans son traité sur l’astrologie, s’explique avec plus de précision : il dit, en parlant du taureau Apis, objet de la vénération des Egyptiens, que s’ils adorent cet animal, c’est pour honorer le taureau céleste ou le taureau du zodiaque ; et il ajoute que le culte d’Ammon, dieu à tête de bélier, doit son origine au bélier céleste et à la connaissance de ce signe du zodiaque.

 

Ainsi, les animaux adorés en Egypte étaient les emblèmes vivants des animaux figurés dans le zodiaque [Lucien, Astrologie, T. IV, ρ. 65 de la dernière traduction de ses oeuvres (1788)] .

 

C’est de ces deux animaux adorés qui ont tant de rapports, de ces deux divinités de la même fabrique : c’est du taureau sacré appelé Apis, et du bouc sacré appelé également Apis, qu’est dérivé le culte du Phallus, qu’on a aussi appelé Priape. C’est le simulacre de leurs parties génitales, et non de celles de l’homme, comme on l’a cru généralement, qui est devenu un objet de culte.

 

Je trouve de grands rapports entre le nom Apis, donné à ces deux animaux sacrés, et le nom de Priape ou Priapis, qu’a porté le Phallus isolé ou adhérent à un Hermès.

 

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Si, après avoir lu ce texte, on peut effectivement voir dans le taureau la constellation du Taureau, il n’est pas certain que le bouc était son expression.

 

Et si le bouc avait la réputation d’être un magicien et un artisan sous le nom de Ptah, Tvahtri, Vulcain, Hephaistos ou Kotar , on peut considérer qu’il incarnait la débauche et la promiscuité sous celui d’Enki, Pan, ou Phallus.

 

Quant au dieu Ammon, il a beau avoir une tête de bélier, il n’était pas sûr qu’on puisse l’identifier à la constellation du Bélier.

 

En tant que dieu air cher aux bateleurs du Nil, il ressemblait au dieu  Enlil des Sumériens.

 

Et sachant également qu’il faisait couple avec Ré  sous le nom d’Amon-Ré, on peut voir en lui l’expression du Grand Lion.

 

Quant à Ammon, on retrouve ce nom non seulement en Libye, sous les traits d’un dieu à la tête de bélier, mais également dans celui d’une tribu (les Ammonites) qui, en tant que  descendants d’un Loth qui était l’expression du Bouvier dans l’antique religion sabéenne, entretenaient une relation très proche avec le Lynx ou avec le Grand Lion.

 

 Et à supposer que Loth était la Licorne au lieu d’être le Bouvier (ce qui démentirait le propos  que nous tenons dans « le Roman Sabéen »), cela ne change rien au fait qu’Ammon continue d’avoir partie liée avec le Grand Lion.

 

Et si Ammon (qui s’appelait Amon en Egypte) était ce