Dagon (alias Dagan) et/ou Oannès

 

 

 

 

Quand Charles-François Dupuis écrit, dans Origine de tous les cultes, ou Religion  universelle, livre III, chap. 18 : Des divinités syriennes et chaldéennes, Baal, Belus, Baal-Berith, Baal-Gad, Beel-Phégor, Belzebut, Beelzephon, Adramelech, Anamelech, Moloch, Nergal, Nisrooh, Nebo, Succoth, Benoth ; Paris 1822 ; aux pages 485 à 487, ce qu’on va lire ci-après, on peut effectivement assimiler Dagon ou Oannès au poisson austral, lui-même étant surmonté d’un homme qui est le Verseau.

 

 

La plupart des autres étoiles ne marquaient une époque astronomique que par un lever ou par un coucher ; le poisson austral la fixait par ce double phénomène. Il paraissait en quelque sorte fait pour annoncer au peuple égyptien le débordement du Nil et aux Syriens le moment où se faisaient les récoltes. Peut-être est-ce même cette circonstance qui le fait appeler Dieu du labourage et des récoltes, dans la fable du Dagon, on du Jupiter Arator dont parle Sanchoniaton. Si l’astre du jour l’avait vu disparaître le matin, le soir il sortait le premier des flots de la Mer Rouge, et cette circonstance singulière de la retraite et du retour du génie qui gardait la marche de la nuit, donna lieu à la fiction sacrée sur le prophète Oannès, génie amphibie qui avait les pieds et une figure d’homme, et une queue de poisson. On disait de lui qu’il venait à Memphis pendant la nuit; et que le soir il se retrouvait encore à la Mer Rouge d’où il était sorti, et qu’il répétait tous les jours la même course. Il avait, suivant certaines traditions, instruit, les Egyptiens qui tenaient de lui leur astronomie et plusieurs autres sciences. Ce retour du poisson Oannès tous les soirs, à la Mer Rouge, qui est à l’orient de l’Egypte, s’explique aisément par les phénomènes du mouvement du ciel, qui le ramenait tous les soirs à l’horizon oriental et à la mer Erythrée, d’où il paraissait sortir pour achever sa course pendant toute la nuit. Le fomalhaut ou la belle étoile du poisson austral, se levait au sud-est de l’Égypte, avec environ cinquante degrés d’amplitude, et par conséquent au même point de l’horizon où l’habitant de Memphis plaçait la Mer Rouge. Il serait assez difficile de donner de la réalité à cette fable,  d’autant plus qu’il n’y avait pas de fleuve qui formât une communication entre cette mer et Memphis ou la Babylonie. Elle est de la même nature que celle qui fait du lepidote une espèce de prophète chargé d’annoncer au peuple le débordement de son fleuve. On remarquera que le poisson oxyrinque, qui dans la fable babylonienne ne figure que sous le nom d’Oannès, est, au rapport d’Elien, un poisson de la Mer Rouge, d’où l’on prétendait que sortait le prophète amphibie Oannès, ou le génie du solstice d’été, placé dans le fleuve du verseau. Syncelle lui-même, en parlant de ce génie, le nomme Odacon (a), ce qui visiblement est une altération du mot dagon, poisson dans cette langue, uni à l’article grec, o, d’où on a fait odacon an lieu d’odagon. Voici ce que dit Syncelle sur cet animal mythologique (b). De la partie de la Mer Rouge qui confine à la Babylonie, sortait un animal appelé Oannès. Il avait, suivant le récit d’Apollodore, le corps entier d’un poisson, au-dessous de la tête duquel naissait une seconde tête, qui était celle d’un homme; il avait des pieds ou des jambes pareillement d’homme, mais qui tenaient l’extrémité d’un corps terminé eu queue de poisson. Sa voix était une voix humaine, et l’on conservait encore en peinture la figure de cet animal. Il ajointe que, pendant le jour, le monstre Oannès vivait familièrement avec les hommes, sans prendre aucune nourriture; qu’il leur enseignait les lettres, les sciences et les arts de toute espèce; qu’il leur apprit à bâtir des  villes, à élever des temples, à porter des lois; qu’il enseigna la géométrie. Comme le Dagon de Sanchoniaton, il apprit à ensemencer les terres, à faire les récoltes; enfin il instruisit les hommes sur tout ce qui tient à la civilisation, de manière que depuis ce temps-là on n’avait rien trouvé de plus parfait. Vers le coucher du soleil, le monstre Oannès se retirait an fond de la mer, et y passait toute la nuit au sein des eaux : car il était amphibie. L’auteur ajoute que depuis il avait encore paru d’autres animaux pareils, dont Bérose omet de parler dans l’Histoire des rois de Babylone. Il dit de plus que cet Oannès avait écrit sur l’origine des choses et sur l’administration. On avait de lui une cosmogonie, dans laquelle il suppose qu’il fut un temps où tout n’était qu’eau et que ténèbres, etc.

 

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Maintenant, si l’on suppose (comme nous l’avons fait dans le Roman Sabéen) que la Mer Rouge s’identifie au  Dragon, on ne peut plus en déduire que Dagon ou Oannès incarne une figure qui, au ciel, agrège, en sa personne, le Verseau et le Poisson Austral.

 

Pour savoir qui est ce dieu à la figure d’homme-poisson qu’est Oannès, un petit détour dans l’ancienne mythologie sumérienne n’est pas superflu, une mythologie que nous découvrons ici sous la plume de Gaston Maspero.

 

Ainsi, nous lisons, sous le site internet

http://remacle.org/bloodwolf/livres/maspero/chaldee.htm,

 

 dans l’ouvrage intitulé :

 

Histoire ancienne des peuples de l’orient  (par Gaston Maspero, membre de l’Institut,  professeur de langue et d’archéologie égyptiennes au Collège de France ; directeur Général des Antiquités de l’Égypte ; au livre II : L’Asie antérieure avant et pendant la domination égyptienne ; chapitre IV : La Chaldée ; sous le titre : Les populations primitives de la Chaldée)

 

le propos suivant :

 

 

Les hommes étaient au début assez misérables : « ils vivaient sans règle à la manière des animaux. Mais, dans la première année, apparut, sortant de la mer Rouge, à l'endroit où elle confine à la Babylonie, un animal doué de raison, nommé Oannès [55]. Il avait tout le corps d'un poisson, mais, par-dessus sa tête de poisson, une autre tête qui était celle d'un homme, ainsi que des pieds d'homme qui sortaient de sa queue de poisson : il avait la voix humaine, et son image se conserve encore aujourd'hui. Cet animal passait la journée au milieu des hommes, sans prendre aucune nourriture ; il leur enseignait la pratique des lettres, des sciences et des arts de toute sorte, les règles de la fondation des villes et de la construction des temples, les principes des lois et la géométrie, leur montrait les semailles et les moissons ; en un mot, il donnait aux hommes tout ce qui contribue à l'adoucissement de la vie. Depuis ce temps, rien d'excellent n'a été inventé. Au coucher du soleil, ce monstrueux Oannès se plongeait de nouveau dans la mer et passait la nuit sous les flots : car il était amphibie. Il écrivit sur l'origine des choses et de la civilisation un livre qu'il remit aux hommes [56] ». Un long intervalle s'écoula entre cette manifestation du dieu mystérieux et la constitution d'une dynastie mythique. « Le premier roi fut Alôros, de Babylone, Chaldéen, duquel on ne conte rien, si ce n'est qu'il fut choisi de la divinité même pour être pasteur du peuple. Il régna dix sares, ce qui fait trente-six mille ans, car le sare est de trois mille six cents ans, le nére de six cents ans, le sôsse de soixante ans. Alôros étant mort, son fils Alaparos commanda trois sares durant ; après quoi, Amillaros[57], de la ville de Pantibiblia[58], régna treize sares. C'est sous lui que sortit de la mer Érythrée le second Annêdôtos, très rapproché d'Oannès par sa forme semi-divine, moitié homme, moitié poisson. Après lui, Amménon, aussi de Pantibiblia, Chaldéen, commanda l'espace de douze sares : sous lui parut, dit-on, l'Oannès mystique. Ensuite Amélagaros, de Pantibiblia, commanda dix-huit sares. Ensuite Davos, pasteur, de Pantibiblia, régna dix sares : sous lui sortît encore de la mer Érythrée le quatrième Annêdôtos, qui avait la même figure que les autres, mélangée d'homme et de poisson. Après lui régna Évèdoranchos, de Pantibiblia, pendant dix-huit sares ; de son temps sortit encore de la mer un autre monstre, nommé Anôdaphos. » Ces divers monstres développèrent point par point ce qu'Oannès avait exposé sommairement. Puis régnèrent Amempsinos de Larancha[59], Chaldéen, pendant dix sares, et Obartès[60], aussi de Larancha, Chaldéen, pendant huit sares. Enfin, Obartès étant mort, son fils Xisouthros[61] tint le sceptre pendant dix-huit sares. C'est sous lui qu'arriva le grand déluge, de sorte que l'on compte en tout dix rois, et que la durée de leur pouvoir monte ensemble à cent vingt sares[62].

 

 

Voici maintenant d’autres sources qui racontent la même histoire :

 

 

http://www.sacred-texts.com/cla/af/af03.htm

 

 

 

THIS is the history which Berossus has transmitted to us. He tells us that the first king was Alorus of Babylon, a Chaldæan: he reigned ten sari: and afterwards Alaparus, and Amelon who came from Pantibiblon: then Ammenon the Chaldæan, in whose time appeared the Musarus Oannes the Annedotus from the Erythræan sea. (But Alexander Polyhistor anticipating the event, has said that he appeared in the first year; but Apollodore says that it was after forty sari; Abydène, however, makes the second Annedotus appear after twenty-six sari.) Then succeeded Megalarus from the city of Pantibiblon; and he reigned eighteen sari: and after him Daonus the shepherd from Pantibiblon reigned ten sari; in his time (he says) appeared again from the Erythræan sea a fourth Annedotus, having the same form with those above, the shape of a fish blended with that of a man. Then reigned Euedorachus from Pantibiblon, for the term of eighteen sari; in his days there appeared another personage from the Erythræan sea like the former, having the same complicated form between a fish and a man, whose name was Odacon. (All these, says Apollodore, related particularly and circumstantially whatever Oannes had informed them of : concerning these Abydène has made no mention.) Then reigned Amempsinus, a Chaldæan from Laranchæ: and he being the eighth in order reigned ten sari. Then reigned Otiartes, a Chaldæan, from Laranchæ; and he reigned eight sari. And upon the death of Otiartes, his son Xisuthrus reigned eighteen sari: in his time happened the great deluge. So that the sum of all the kings is ten; and the term which they collectively reigned an hundred and twenty sari.—Syncel. Chron. 39.—Euseb. Chron. 5.

 

 

Voici le même texte traduit en français :

 

 

Voici l’historique [des rois] que Berossus nous a transmis.

 

Il nous dit que le premier roi était Alorus de Babylone, un Chaldéen : il régna durant  dix sari ; après quoi vint le tour d’Alaparus et d’Amelon qui était originaire de Pantibiblon :  ensuite  ce fut le tour d’Ammenon le Chaldéen, au temps duquel apparut  le Musarus Oannes, l'Annedotus de la mer Erythrée. (Alexandre Polyhistor, qui anticipe  l'événement, dit qu'il apparut durant la première année de son règne, alors que, selon Apollodore, il apparut après une durée de règne de quarante sari; Abydène, cependant, fait apparaître le second Annedotus après une durée de règne de vingt-six sari.) Lui  succéda Megalarus, de la ville de Pantibiblon, qui régna durant dix-huit sari ;  et après lui, ce fut le tour de Daonus, le berger de Pantibiblon, qui régna durant dix sari; en ce temps-là (dit-il) apparut à nouveau, depuis  la mer Erythrée, un quatrième Annedotus, lui-même ayant la même forme que ses devanciers - i.e. celle d'un homme-poisson. Ensuite régna Euedorachus de Pantibiblon, pour une durée de dix-huit sari; à son époque parut  une autre créature depuis la mer Erythrée,  semblable à sa devancière sous sa figure complexe d’homme-poisson, et qui s’appelait Odacon. (Toutes, précise Apollodore, entretenaient entre elles un lien de parenté évident et circonstancié, quoi que dise  Oannes à ce sujet:  Abydène, lui, n'en fait pas mention.) Ensuite régna Amempsinus, un Chaldéen de Laranchée - lui-même étant le huitième de la dynastie, un Amempsinus qui  régna durant dix sari. Ensuite régna Otiartes, un Chaldéen  de Laranchée, durant huit sari. Et à la mort d'Otiartes, son fils Xisuthrus régna durant  dix-huit sari ;  c’est sous son règne qu’apparaît le Déluge. On arrive, ainsi, au total de dix rois ; qui régnèrent tous ensemble durant cent vingt sari.

 

.—Syncel. Chron. 38.—Euseb. Præp. Evan. lib. 9.—Euseb. Chron. 5. 8.

 

 

 

En résumé, nous avons dans l’ordre :

 

 

 

 

Noms des rois

 

 

Durée de règne (en saris)

 

1.   Alorus (le chaldéen de Babylone)

2.   Alaparus

3.   Amelon (de Pantibiblon)

4.   Ammenon (le Chaldéen)

5.   Musarus Oannès (alias Annedotus I, homme-poisson issu de la  mer d’Erythrée)

6.   (Annedotus II)

7.   Megalarus (de Pantibiblon)

8.   Daonus (berger de Pantibiblon)

9.   (Annedotus IV)

10.                    Euedorachus (de Pantibiblon)

11.                    Odacon (homme-poisson de la mer Erythrée)

12.                    Amempsinus (chaldéen de Laranchée)

13.                    Otiartès (chaldéen de Laranchée)

14.                    Xisuthrus (fils d’Otartés et comtemporain du Déluge)

 

 

 

10

 

 

26

 

 

 

18

10

 

18

??

10

08

18

------

118

 

 

 

Une autre source fait état de la même histoire en ces termes (cf   http://humanisme.canalblog.com/archives/2007/08/10/index.html)

 

 

Dans le récit d’Alexandre Polynistar, il est question d’un animal doué de raison, appelé Oannès avec un corps de poisson et deux têtes. Il avait des pieds humains et une queue de poisson. Il avait un langage articulé. Il parlait avec les hommes mais ne mangeait pas. Il les initia à l’écriture aux sciences et aux arts. Au coucher du soleil, l’animal replongeait dans la mer. Dans le récit d’Abydanus, l’histoire se passe en Chaldée. Le premier roi du pays Alorus régna 10 saris. Un sarus équivaut à 3600 ans. Après lui, Alaparus régna durant trois saris. Amillarus lui succéda et régna trente saris puis Ammenon régna 12 saris. Puis Megalarus régna 18 saris puis Daos gouverna pendant 10 saris. A cette époque quatre personnages à double face surgirent de la mer, ils s’appelait Euedocus, Eneugamus, Eneubouos et Anementus. Après cela vint Anodaphus.

 

Dans le récit d’Apollodorus, le premier roi de Chaldée fut Alorus, il régna 10 saris puis vinrent Alaperus et Amelon puis Ammenon au temps duquel apparut l’Annedotus Musarus Oannès venant du golfe persique. Puis Mégalorus lui succéda pendant 18 saris puis vint le berger Daonus qui régna 10 saris. En son temps apparut Annedotus mi-homme mi-poisson. Puis Euedoreschus régna 18 saris. Durant son règne apparut Odacan également mi-homme mi-poisson.

 

Récit ultérieur d’Alexandre Polyhistor. Après la mort d’Adrdatos, son fils Xisuthrus régna 18 saris. A cette époque eu lieu le grand Déluge. La divinité Kronus apparut en rêve à Sisuthus et lui apprit qu’il y aurait un déluge et que l’humanité serait détruite. Il le somma d’écrire une histoire de toute chose et de construire un vaisseau et d’emmener ses proches et de recueillir toutes les espèces animales. Pour Sagan ces légendes mériteraient des études critiques sans rejeter une dimension de recherche relative à des contacts directs avec une civilisation extra-terrestre.

 

 

On peut résumer pareil propos en dressant le tableau suivant :

 

 

 

 

Noms des rois

 

 

Durée de règne (en saris)

 

 

(a)

 

(b)

 

Alorus (le chaldéen de Babylone)

Alaparus

Amelon (de Pantibiblon) [alias Amillarus]

Ammenon (le Chaldéen)

Musarus Oannès (alias Annedotus I, homme-poisson issu de la  mer d’Erythrée)

(Annedotus II)

Megalarus (de Pantibiblon)

Daonus (berger de Pantibiblon) [alias Daos]

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Quatre personnages à double face [hommes-poissons] surgis de la mer (Euedocus [alias Euedorachus], Eneugamus, Eneubouos et Anementus)

--------------------------------------------------------------

Annedotus II

Euedoreschus [alias Euedocus, alias Euedorachus]

Anodaphus

--------------------------------------------------------------

Odacon [alias Odacan] (homme-poisson de la mer Erythrée)

Amempsinus (chaldéen de Laranchée)

Otiartès (chaldéen de Laranchée)

Xisuthrus [alias Sisithrus] (fils d’Otiartés et contemporain du Déluge)

 

 

10

03

30

12

 

 

 

18

10

 

 

10

 

 

 

??

 

 

18

10

 

 

 

 

 

 

18

 

 

(a) selon Abydanus

(b) selon Apollodore

 

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Maintenant, si l’on compare cette liste avec celle figurant dans la Bible, nous obtenons ceci après avoir consulté la teneur du site internet :

 

http://www.b17.com/family/lwp/ged2html/d0037/I8.html#r1

 

 

(les noms écrits en rouge désigent les constellations correspondantes -elles-mêmes résultant de nos  propres analyses telles qu’elles figurent dans le Roman Sabéen)

 

 

 

Adam | ‘Ha ‘adham (le Centaure)

 

Seth | Sheth | Shith

(le Centaure du tour suivant)

 

Enosh | Enos (le Loup)

 

 

Mahalalel | Mahalaleel (Céphée)

 

Kenan | Cainan  (le Scorpion)

 

Mahalalel | Mahalaleel  (Céphée)

 

Jared | Yard  (le Dragon)

 

Methuselah | Mahalaleel (Hercule/Céphée)

 

Enoch (le Cygne)

 

Lamech | Mahalaleel

(le Bouvier/Céphée)

 

 Noah | Nuh | Noe

 (le Bouvier du tour suivant)

 

Alôros | Alorus

 

Alaparos

 

 

Amêlôn | Amelon | Ammenôn | Ammenon

 

Ammenôn | Ammenon

 

Ammenôn | Ammenon

 

Megalaros | Amegalaros

 

Daônos | Daôs | Daonos

 

Euedôrachos | Edoranchos

 

 

Amempsinos

 

Opartes | Otiartes

 

 

Zinsudra | Zinsuddu | UbaraTutu | Xisuthros

 

 

 

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D’autres sources nous apprennent qu’Oannès doit être mis en rapport avec le héros légendaire sumériens Adapa.

 

Ainsi, nous lisons sous le site internet http://www.studiovni.com/arttc01.htm

 

 

« A Babylone, il y avait beaucoup de gens de diverses origines qui habitaient en Chaldée et vivaient sans loi, comme les animaux dans les champs. La première année, apparut en provenance de la Mer Erythrée qui longe Babylone un animal sans ressources, du nom de Oannès, dont tout le corps était celui d'un poisson. Sous sa tête de poisson, il avait une autre tête, et aussi des pieds en dessous, comme ceux d'un homme, émergeant de la queue de poisson.

……. Par la suite, vinrent d'autres animaux comme Oannès »

 

Plus tard, six autres de ces êtres devaient se joindre à Oannès : c'étaient les Sept Sages, rattachés par l'auteur aux dynasties d'avant le Déluge. Ils étaient chargés par les dieux, en particulier le plus sage d'entre eux, Ea, d'apporter la civilisation aux Hommes. Pour les chercheurs, Oannès comme héros civilisateur, n'est autre que le Sumérien U.an.na, le sage connu par son surnom d'Adapa. Il fait partie de ces créatures supérieures appelées par les Sumériens ab.gal, les "apkallu" des Akkadiens. Lorsque Bérose décrit les temps primitifs comme un temps où les eaux et les ténèbres étaient confondues, on retrouve l'influence des mythes suméro-akkadiens de la Création. Le mythe intéressa longtemps l'astrophysicien Carl Sagan qui croyait y voir une explication possible de la brutale ascension de la civilisation humaine il y a 8000 ans.

 

 

Le propos est confirmé par le Dr Patrice Guinart, qui précise, dans son site internet :  http://cura.free.fr/12rois.html

 

 

Dans La légende d'Adapa (attestée vers 1500 B.C.), Uanna, hellénisé Oannès par Bérose et surnommé Adapa ("le Sage"), apparaît sous A-lulim, le premier roi antédiluvien, sous l'aspect d'un homme portant un costume en forme de poisson. Il est le premier des apkallu (= AB.GAL en sumérien), c'est-à-dire des 7 sages envoyés par Ea pour civiliser les hommes. Bérose rapporte ce mythe d'Oannès (~4500-4000 B.C.), héros civilisateur qui serait sorti des eaux du golfe Persique pour donner naissance à la culture sumérienne (écriture, sciences, agriculture, urbanisation).

 

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On retrouve cet Adapa dans des aventures qui le voient fréquenter le dieu ciel Anu, un ciel gardé par un certain Dumuzi, lui-même faisant la paire, à la Porte du [Dieu] Ciel (en sumérien Bab-Ilim dont on fera Babylone - où Ilim est le génétif de Ilum, lui-même désignant ici le grand dieu du ciel Anu - en akkadien Anum - , et ou Bab signifie la Porte – ce qui fait de Babylone la Porte du Ciel], avec un certain Ningishzida.

 

Mais écoutons Edouard Dhorme préciser les rôles sabéens de Dumuzi et de Ningishzida :

 

(cf. Les religions des Hittites et des Hourrites, des Phéniciens et des Syriens ; Edition [2e éd.], Paris : Presses univ. de France, 1949 pages 118-121)

 

 

Au ciel, nous l’avons vu, Dumuzi était représenté par la constellation d’Orion, sous son nom de Sib-zi-an-na « Vrai pasteur du ciel », dans lequel nous retrouvons l’élément zi « vrai » de Dumu-zi « vrai fils » et le titre de « pasteur » que le dieu portait dans la dynastie antédiluvienne.

 

Et nous lisons à propos de Ningishzidda :

 

 

C’est en tant que « seigneur de la Terre », c’est-à-dire du monde infernal, que Nin-gish-zi-da est localisé dans l’Hydre et représenté par le serpent. Il est considéré comme le guzalû, c’est-à-dire le porte-trône ou le héraut « de la vaste terre », euphémisme pour désigner les enfers. On voit qu’il partage les destinées de son collègue, Dumuzi. Et, comme lui, après avoir.passé dans l’Hadès une partie de sa vie annuelle, il remonte aux cieux. C’est pourquoi on le fait figurer parmi les descendants d’Anum, dieu du ciel. Son père est Nin-a-zu, dieu chtonien, lui aussi, dont le nom signifie «seigneur médecin ». La relation entre le serpent, le caducée, la pharmacopée et la médecine s’est maintenue jusqu’à nos  jours.

 

****

 

Après avoir lu ces deux textes, on peut considérer que le ciel (un ciel associé ici au planisphère céleste) se situe à la droite de la Voie Lactée, et que la terre, elle, se situe sur sa gauche.

 

Et tandis que le gardien de gauche est l’Hydre (son nom est Ningishzida, lui-même étant « le Seigneur d’un Arbre Véritable » qui est la Voie Lactée), le gardien de droite est Orion (alias Sib-zi-anna, alias Dumuzi).

 

Sachant par ailleurs que Gilgamesh est, dans la variante sabéenne de l’ancienne religion sumérienne, le Grand Lion, on peut en déduire que Dumuzi précède bel et  bien Gilgamesh dans la liste des rois légendaires associés à la première dynastie d’Uruk (un Dumuzi qui se présente alors sous les traits d’un berger).

 

Quant à Adapa, une des légendes à son sujet rapporte qu’il est en train de pêcher lorsque sa barque est arrêtée par Anzû, le vent du sud, avant même qu’il ait trouvé le moindre poisson. Et Adapa de tuer Anzû, acte hautement répréhensible qui l’oblige à se présenter au ciel devant ce grand juge  qu’est le dieu ciel Anu.

 

Sachant cela, et pour éviter le châtiment d’Anu, son père, le dieu Ea, qui est devin, et qui sait qu’Anu va offrir à son fils une nourriture qui, parce qu’elle est damnée, va le renvoyer sur terre,  lui recommande de la refuser une fois mis en présence  du tribunal du ciel et de son juge.

 

Et tandis qu’Adapa se transporte au ciel afin d’y être jugé par le maître des  lieux,  il rencontre Dumuzi et Ningishzida à la Porte du Ciel Eternel. Et les mêmes, en voyant ce pauvre hère d’Adapa, le prennent en pitié et recommandent à  Anu de ne pas le punir en le renvoyant sur terre. Attendri par ces paroles, Anu accepte, et, pour montrer sa mansuétude à l’égard d’Adapa, lui offre, en guise de nourriture, un pain de vie propre à rendre immortel son consommateur.  Et parce qu’Adapa refuse toute nourriture tendue par Anu, conformément à ce que lui avait recommandé son père, il est renvoyé sur terre.

 

Supposons un instant, après avoir lu cette légende, qu’Adapa soit le soleil.

 

On peut alors considérer qu’il traverse, au choix, le  Verseau ou le Taureau, lorsqu’il tue le vent du sud. Et dans la mesure où il arrive ensuite à la porte d’un  ciel qui est gardé par Orion (alias Dumuzi) et par l’Hydre (alias Ningishzida), on peut considérer  qu’il se situe à la hauteur du Cancer, durant son trajet sur l’Ecliptique, lorsqu’il est devant Anu.

 

Ceci dit, on peut également voir en Adapa une constellation.

 

On saura qui est cette constellation quand on saura également qui est l’oiseau démon Anzu.

 

D’après la légende contant les exploits de  Gilgamesh, ce dernier l’a vu en songe (un songe qui est le 4e d’une série qui voit le héros être sur le point d’affronter Humbaba  (alias Huwawa) à la Forêt des Cèdres. 

 

A cet instant, en effet, Gilgamesh voit l’oiseau planer sur lui et sur son compagnon (son nom est Enkidu) comme un nuage avec sa bouche en feu et son haleine terrifiante, oiseau dont il attrape un instant les ailes avec ses mains.

 

Et comme Enkidu est devin et  qu’il sait donc interpréter les songes, il dit à son ami qu’Anzu est le soleil.

 

C’est donc lui, soleil, dont Gilgamesh saisit les ailes à cet instant.

 

Et parce que ce même Gilgamesh est le Grand Lion (du moins le supposons-nous dans « le Roman Sabéen »), on peut en déduire que le soleil est dans son signe lorsqu’il est sur le point d’affronter un Humbaba en qui nous avons vu l’étoile  Procyon du Petit Chien dans ce même Roman Sabéen.

 

Dans la même logique, on peut supposer qu’Adapa est une constellation qui a le soleil dans son signe lorsqu’il  tue  le vent du sud.

 

Maintenant, supposons qu’Anzu, le Puissant Dieu Soleil, avait le même profil, en tant que soleil, que le dieu védique Soma.

 

En ce cas, Anzu, au lieu d’être  un vrai soleil, est la Grande Ourse.

 

On objectera que la Grande Ourse n’a rien d’un vent du sud. Et comme Enkidu voit en songe, avant de mourir, un être qui, bien que très vigoureux, est petit de taille, avec tour à tour un visage qui est celui d’Anzu, des pattes qui sont celles d’un lion, et des serres qui sont celles d’un aigle, et qu’en plus il saisit Enkidu par les pattes, ce personnage ne peut pas être la Grande Ourse.

 

Enkidu étant lui-même le Cancer, on peut voir dans celui qui le saisit, au choix, le Lynx (lui dont les pattes sont alors associées au Petit Lion) ou l’Hydre .

 

Sachant qu’Anzu est l’oiseau du sud (ou le vent du sud), et sachant que le Lynx se déplace dans l’hémisphère nord, ce qui n’est pas le cas de l’Hydre, celle-ci peut effectivement s’identifier à l’oiseau démon Anzu (appelé Zû dans d’autres légendes).

 

Mais supposons que le Vent du Sud se distinguait de l’Hydre.

 

Il représente alors la Voie Lactée (plus précisément sa partie sud). Et encore, sachant que ce même Anzu vole, dans une autre légende, les tablettes du destin au grand dieu Enlil lorsque celui-ci prend son bain, on peut en déduire, si l’on part du principe que les dites tablettes sont les étoiles de la Grande Ourse (on le sait par notre étude de la Bible), que le voleur se situe derrière le planisphère lorsqu’il vole (sous-entendu : à la partie visible du planisphère) celles des étoiles de la Grande Ourse qui disparaissent à l’extérieur.

 

Si tout cela est vrai, l’oiseau démon Anzu est alors l’Hydre au lieu d’être la Voie Lactée. En d’autres  termes, c’est elle, Hydre qui, sous des traits de vent du sud, est tué par un Adapa qui est alors, au choix, le Grand Lion ou le Centaure.

 

Quoi qu’il en soit ce personnage a pour père (son nom est Ea) un personnage en qui chaque spécialiste de la mythologie sumérienne s’accorde à voir le Capricorne (ce qui est également notre point de vue dans le Roman Sabéen).

 

Ceci dit, rien n’empêche de voir dans ce personnage la Licorne.

 

Et si ce personnage est cela, le dieu Apsû qui joue les démons dans un mythe qui a pour principale  héros le dieu Mardouk, ce personnage est au choix, l’Hydre ou la Voie Lactée.

 

S’il est l’Hydre, alors Tiamat, son épouse, est la Voie Lactée. Inversement, s’il est la Voie Lactée, son épouse est l’Hydre.

 

Dans les deux cas, Mardouk est le Grand Lion (lui-même étant le père de Nabu qui est le Centaure).

 

Et à supposer que ces deux personnages étaient des planètes au lieu d’être des constellations, ces planètes là étaient Jupiter s’agissant de Mardouk, et Mercure s’agissant de Nebo.

 

Quant à Ea nous venons de voir en lui la Licorne (une Licorne qui s’appelait Cronos dans le roman grec et Cernnunos dans le roman celte).

 

Quant à la planète associée à un pareil animal, il s’agit alors de la planète Saturne.

 

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Pour en revenir à Adapa, lui-même est au choix le Grand Lion ou le Centaure.

 

Et parce qu’Adapa est l’autre nom d’Oannès (en réalité c’est l’inverse qui est vrai) on peut voir dans ce dernier l’expression du Centaure. Du moins pour ce qui concerne la partie homme du personnage qui tous les matins sort de la mer érythréenne pour enseigner les lois de la civilisation aux hommes, avant de disparaître le soir au fond de la mer. (Mais peut-être doit-on inverser les termes et supposer que le dieu sortait de la mer le soir avant de s’y plonger le matin du lendemain)

 

Et si Oannès est le Centaure, la cape à forme de poisson dont il est revêtu (du moins est-ce ainsi qu’il apparaît sur les images), représente, elle, probablement l’Hydre (une Hydre assimilée ici à un poisson).

 

Ou alors, si ce n’est pas le cas, la cape représente, au choix, Ophiucus (qui ressemblance à une grosse Baleine), ou le Scorpion.

 

Attendu que la constellation d’Ophiucus était associée par les Anciens à la notion de miracle ou de guérison, peut-être ont-ils vu en lui le poisson sous la tête duquel pousse celle de ce personnage à forme humaine qu’est le Centaure.

 

Tout cela, bien entendu, doit être pris au conditionnel.

 

Une chose est sûre : si l’homme Oannès est le Centaure, celui-ci se transforme en un poisson qui est alors Ophiucus, lorsque la créature amphibie qu’il est devenu respire au fond d’une mer qui, parce que celle-ci est associée au bleu du planisphère céleste, s’identifie à son espace invisible.

 

Et la Baleine (car telle est la forme du poisson) de redevenir le Centaure (à savoir un homme) quand celui-ci refait son apparition dans la partie visible du planisphère céleste (partie visible qui renvoie ici à l’hémisphère  sud).

 

Ce constat nous permet de rectifier le tir à propos de ce que nous disons dans Le Roman Sabéen.

 

Là, en effet, lorsque nous évoquons le Jésus d’une religion qui est alors sabéenne, nous l’assimilons à un Centaure qui, après avoir perdu la vie, est transporté dans son tombeau par un Joseph d’Arimathie en qui nous avons vu le Bouvier.

 

En réalité, ce même Joseph d’Arimathie est, dans le roman sabéen, Ophiucus.

 

Ce personnage a un lien très étroit avec le Centaure en ce sens qu’il le remplace, en tant qu’expression de la Vie, quand le Centaure descend dans la caverne qui lui tient lieu de tombeau.

 

Et comme ce personnage a la forme d’un poisson géant, ce poisson s’appelle Oannès quand celui-ci dort au fond de la mer, un poisson qui redevient le Centaure (c’est-à-dire un homme) une fois qu’il a quitté les profondeurs de la mer (des profondeurs qui s’associent ici à la partie invisible du planisphère céleste).

 

Et comme il a la science infuse, c’est lui qui enseigne les lois de la civilisation aux hommes.

 

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Une remarque encore avant de refermer ce dossier sur Dagon (alias Dagan) ou Oannès.

 

Quand les anciennes tribus sémitiques du nord (on est ici à Mari) faisaient de Dagan le dieu du grain, ce grain-là, ou ce blé-là, est le pain de vie qu’Adapa refuse lorsqu’il est mis en présence du dieu ciel Anu et lorsque celui-ci lui  propose d’en manger.

 

Ce pain de vie n’est rien d’autre, dans le roman sabéen, que la  Grande Ourse avec ses étoiles.

 

Celle-ci incarne l’immortalité pour la bonne raison qu’elle est une constellation qui, en tournant directement autour de l’Etoile Polaire, est constamment visible sur le planisphère.

 

Mais là est la subtilité : dans la mesure où une partie de ses étoiles stationne derrière le Toit du Monde, celles-là représente le Pain de Vie pour une troupe divine représentée ici par un Centaure qui s’appelle Adapa.

 

Et parce qu’Adapa refuse d’accéder à l’immortalité, le dieu ciel Anu le renvoie sur une terre qui s’apparente ici à la partie visible associée au planisphère céleste (elle-meme se situant dans son hémisphère sud).

 

Ceci dit, quand David mange les pains de proposition (on est ici dans l’Ancien Testament de la Bible), ce même David incarne, dans le roman sabéen, un Centaure qui mange celle des étoiles de la Grande Ourse qui stationnent derrière le Toit du Monde (étant  étendu que c’est là que se tient le Centaure à cet instant – du moins si l’on part du principe que les Anciens considéraient eux-mêmes que la constellation faisait le tour complet du planisphère céleste avant de réapparaître dans son hémisphère sud à l’époque de l’équinoxe de printemps).

 

Et quand, dans le même registre (nous sommes là dans le Nouveau Testament de la Bible), Jésus dit à ses disciples : « Je suis le Pain de Vie », il incarne, dans le roman sabéen, un Centaure qui, parce qu’il avale celles des étoiles de la Grande Ourse qui stationnent présentement derrière le Toit, fait de lui l’expression de la Vie Eternelle .

 

Nonobstant, quiconque a lu le Rig Veda (on est  ici dans l’ancienne religion védique)  et les commentaires avisés d’Abel Bergaigne à cet égard, comprend alors que ces étoiles-là étaient assimilées à des prières par les anciens.

 

A cette aune, quand Jésus prie au mont des Oliviers, il est en train d’avaler, en tant qu’expression du Centaure, les étoiles dont on vient de parler (elles qui ressemblent ici aux olives d’un arbre qui est lui-même la Grande Ourse).

 

Et parce qu’il se nourrit alors du pain de vie, il devient lui-même ce pain.

 

Et parce que le Dragon a posé ses étoiles sur la frontière nord, notre Jésus-Centaure stationne dans le four à pain, ou, ce qui revient au même, dans la maison du pain  (en hébreu : Bethlehem) lorsqu’il naît le 25 décembre.

 

Cette maison est celle du pain pour deux raisons : lui-meme Jésus, étant le pain de Vie,  la maison ou il naît est forcément la maison du pain. Par ailleurs, on peut considérer qu’il se nourrit lui-même  d’un pain qui, sous forme de prières, est représenté alors par les étoiles de la Grande Ourse.

 

Ceci étant, quand  Jésus déclare à ses disciples qu’il est le Pain de Vie lorsqu’il prend son dernier repas avec eux , il s’exprime de la sorte car il sait devoir  bientôt mourir sur la Croix.

 

Et parce qu’il le sait, il informe ses disciples, avec un discours qu’ils ne comprennent pas, qu’il ressuscitera le moment venu.

 

Bref, dans la mesure où le Centaure qu’il est, est sur le point de quitter les hauteurs célestes pour se rendre d’abord dans l’Hadès (le mot est grec et désigne les enfers) et ensuite dans la partie visible de l’hémisphère sud, il invite ses disciples à rompre le pain et à boire le vin.

 

Et si les théologiens chrétiens ont vu dans ce pain et ce vin le corps et le sang du Christ, les théologiens païens qui les ont précédé dans l’histoire, ceux.-là ont considéré, eux, que le Centaure et ses compagnons de route partagent, en guise de Pains de Proposition, celles des étoiles de la grande Ourse qui stationnent pour l’heure derrière le planisphère.

 

Et quand la troupe divine (représentée ici par les Béné d’Israël)  reçoit de Yahvé, à travers Moïse, les Dix Commandements, elle reçoit des lois frappées sur des pierres qui sont elles aussi les étoiles de la Grande Ourse.

 

Même tableau dans le Nouveau Testament, à ceci près que là la Premiere Pierre (alias la Grande Ourse) est représentée par Simon Pierre.

 

Et c’est ce même Simon Pierre qui, sous la forme d’une grosse pierre,  bouche l’entrée du tombeau de Jésus quand ce dernier est inhumé puis embaumé par un Joseph d’Arimathie qui est alors l’expression d’Ophiucus.

 

Quand aux  soldats romains stationnant à l’entrée de la  grosse pierre, ils représentent, dans le roman sabéen, les étoiles du Dragon.

 

Et parce que le Centaure va fausser compagnie à toute cette assemblée ; en d’autres termes, parce qu’il va ressusciter, on le retrouve dans la partie visible du planisphère associé  à son hémisphère, et ce à une époque correspondant à l’équinoxe de printemps.

 

Et c’est précisément une telle réapparition qui tient lieu de Résurrection dans les Evangiles.

 

Auparavant, quand Jésus est enveloppé dans un linceul tout blanc par un Joseph d’Arimathie qui a descendu Jésus de sa croix et l’a inhumé dans le caveau dont il est le propriétaire, le linceul qui sert à envelopper le corps de Jésus, est, dans une religion qui est alors sabéenne, représenté par les nuages de la Voie Lactée (une Voie Lactée qui est alors invisible, à l’endroit indiqué, sur le planisphère céleste – étant entendu que toute la scène se passe dans son ’espace caché).

 

(Précisons que nous sommes ici dans le roman sabéen, et non dans un récit historique où l’homme dieu appelé Jésus a laissé, à en croire les docteurs et autres spécialistes qui se sont penchés sur le linceul de Turin, sa marque sur cet objet miraculeux (en réalité c’est la marque elle-eme qui est miraculeuse).

 

Reste à précser que tous ceux qui ont examiné ce linceul ne tirent pas la même conclusion.

 

Quoi qu’il en soit,  miracle ou non, le Jésus du roman sabéen, au lieu d’être un vrai homme enveloppé dans un vrai linceul, est un Centaure qui, parce qu’il a  la Voie Lactée derrière lui lorsqu’il stationne dans l’espace caché associé au planisphère céleste, est comme enveloppé à l’intérieur.

 

Et là est le miracle : le Centaure non seulement réapparaître dans la partie visible du planisphère céleste, mais il va chevaucher les  nuées à cette occasion (des nuées qui sont ici les nuages de la Voie Lactée).

 

Et parce que le Centaure est momentanément décédé, c’est Ophiucus (alias Joseph d’Arimathie) qui non seulement l’emmène dans l’Hadès, mais lui permet, ce faisant, et avec le concours de Dieu,  de ressusciter.

 

On demandera peut-être quelle preuve nous avons que Joseph d’Arimathie est bel et bien la constellation d’Ophiucus ?

 

En l’occurrence, il s’agit d’une preuve bien tenue dans la mesure ou elle repose,  comme tout le reste au moment de clarifier le rôle des différents personnages de la Bible, à l’onomastique associée à ces mêmes personnages.

 

En l’occurrence, on peut considérer que « celui qui croît, ou s’étend, ou se répand, ou s’ajoute » (sous-entendu : par rapport à l’état existant)  (car tel le sens de Joseph, lui qui, parce qu’il s’identifie ici à Ophiucus, ressemble à une excroissance semblable à une acropole) vient d’une localité (i.e. Arimathie) qui, à en croire le sens du mot, renvoie à Hercule.

 

En effet, attendu que le mot Ari désigne un lion qui est ici Juda (un Juda que nous avons-nous-même identifié à Hercule, et non au Grand Lion, dans le Roman Sabéen), ce même Ari, une fois accouplé avec un Math qui désigne un adulte (au sens de fort, ou puissant), permet qu’on assimilie Arimathie à Hercule.

 

Quant à celui qui pousse (ou croît, ou grandit) à partir d’un endroit où se tenait naguère Hercule, ce personnage est Ophiucus.

 

Quant à Hercule lui-même peut-être est-il représenté par Nicodème.

 

En effet, dans dans la mesure où ce même Nicodème se tient devant un Pilate qui est le Dragon (votre notre analyse dans le Roman Sabéen), il ne peut être que le Bouvier, la Grande Ourse ou le Dragon.

 

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Avant de clore cet article, nous allons revenir une dernière fois sur la notion d’homme-poisson.

 

La plupart des exégètes ont associé l’homme sauveur au poisson au motif que le point vernal correspondant à l’équinoxe de printemps, après avoir été, à tel moment de l’antiquité, sous la constellation du Taureau, l’a  été  ensuite sous celle du Bélier puis celle des deux Poissons (qu’on peut ramener à un seul et unique poisson), et ce à cause d’une précession des équinoxes qui voit le ciel des étoiles rétrograder par rapport au ciel défini par la position du soleil par rapport à la terre(les deux ciels étant regardés ici depuis la terre), au motif que la terre ne tourne sur elle-même ni de facon constante ni de façon parfaitement circulaire en raison notamment  des influences gravitationnelles du soleil et de la lune (avec ce résultat que l’année définie par la rotation de la terre autour du soleil n’est pas exactement de même longueur que l’année définie par rapport à la position relative de la terre face aux étoiles).

 

En d’autres termes, si l’on part du principe que l’équinoxe printemps (qui marque, avec l’équinoxe d’automne, la durée égale du jour et de la nuit) correspond au lever du soleil en un point précis de l’horizon (qui correspond ici à l’intersection de l’équateur céleste et du plan défini par l’écliptique), ce point est associé à une autre constellation environ tous les 2100 ans (avec ce résultat qu’il faut attendre 26 000 ans pour que le point vernal soit à nouveau associé  avec la même constellation zodiacale).

 

Bref, tandis que le soleil équinoxial  se levait, à tel moment de l’antiquité, sous le Taureau, puis sous le Bélier, il se lèvera sous la constellation des deux Poissons à l’époque de Jésus.

 

D’où la prétention de certains spécialistes à associer Mithra  (qui est ici l’expression du soleil équinoxial) à la constellation du Taureau, et d’où la prétention de certains autres à voir en Christ  non seulement l’agneau pascal, mais un poisson défini par les lettres-sigles «  ICHTUS » (elles-mêmes étant l’abrévation de :  Jesous  Christos Theou  Huios Sôter  [en français : Jésus-Christ, Fils de Dieu et Sauveur]) .

 

On retrouve pareille prétention, à propos de Jésus et d’Oannès, dans le site internet : http://www.rosicrucian.com/foreign/equisol/equisol00.htm, et plus particulièrement dans cet extrait :

 

Au temps de la naissance de Jésus, le Soleil croisait l'équateur autour du 5e degré du signe du Bélier: en conséquence, le Christ était "l'agneau de Dieu". Il y eut pourtant une discussion; les uns pensaient que, à cause de ce qu'on appelle l'orbe d'influence, le pouvoir du Soleil était en réalité dans les Poissons, et que le symbole du Christ aurait dû être un poisson, symbole d'ailleurs des premiers chrétiens. En souvenir de cette discussion, la mitre des évêques a encore de nos jours la forme d'une tête de poisson.

 

Au temps de Mithra, le Sauveur Persan, le Soleil croisait l'équateur dans le signe du Taureau; aussi Mithra est représenté monté sur un taureau; et c'est sur ce fait que se fonde l'adoration du Boeuf Apis en Egypte. Au temps présent, l'équinoxe du printemps est environ au dixième (aujourd'hui neuvième) degré des Poissons; si un sauveur devait naître actuellement, il serait un "homme-poisson" comme Oannes de Ninive, transformé en Jonas et la baleine par la Bible.

 

Les quatre lettres dont il est dit qu'elles ont figuré sur la croix du Christ, et la méthode de fixation de la date de Pâques en commémoration de cet événement, montrent également son caractère cosmique. On suppose généralement que les lettres INRI signifient Jesus Nazarenus Rex Judaeorum (Jésus de Nazareth, Roi des Juifs); mais ce sont aussi les initiales des noms hébreux des quatre éléments: Iam (l'eau), Nour (le feu), Ruach (l'air ou l'esprit), Iabeshah (la Terre). Il serait stupide de fixer l'anniversaire de la mort d'un homme quelconque par le Soleil et la Lune comme est fixée la date de Pâques, mais c'est au contraire tout à fait normal pour une fête solaire et une entité cosmique, en relation avec le Soleil apportant la lumière au luminaire physique.

 

Lorsque le soleil quitte son trône au solstice d'été, le 21 juin, il passe, après le Cancer, dans le signe du Lion, le "Lion de Juda". C'est alors qu'a lieu la fête catholique de "l'Assomption"; trois semaines plus tard, quand il se trouve dans la Vierge, c'est la "Nativité", car à ce moment la Vierge naît du Soleil, pour ainsi dire.

 

 

Si une telle vue des choses est partagée par beaucoup de gens, on peut également considérer que le poisson associé à Oannès ou à Jésus, ou encore à Jonas, au lieu de se référer, vu la précession des équinoxes, à la constellation des Poissons, se réfère à ce poisson aux allures de baleine qu’est la constellation d’Ophiucus.

 

Ceci s’explique par le fait que l’homme-poisson, au lieu d’être ici le soleil (ce qu’il peut-être, en effet - nous ne contestons pas ce point), cet homme-poisson est ici la  constellation du Centaure.

 

Pour mieux dire, tandis que l’homme lui-même renvoie au Cautaure, le poisson, lui, renvoie à Ophiucus.

 

C’est donc lui, Ophiucus, si notre interprétation est correcte, qui mange un homme appelé Jonas avant de le recracher ou de le vomir trois jours plus tard.

 

Et c’est lui, Ophiucus, en qui se métamorphose l’homme Centaure lorsque celui-ci s’appelle Oannès.

 

Et c’est encore  lui, Ophiucus qui, sous  le nom de Joseph d’Arimathée, enterre Jésus dans la caverne dont il est le propriétaire (un Jésus qui est, comme les autres que nous venons  de citer, l’expression du Centaure), un Jésus qui n’y restera, comme chacun sait, que trois jours.

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Maintenant, supposons que l’homme poisson était la réunion du Verseau et du Poisson Austral.

 

Ce personnage a alors devant lui un Capricorne en qui l’on peut voir le bouc poisson ou la chèvre poisson (son nom est Ea) de l’antique religion mésopotamienne.

 

A cette aune, c’est vrai, le Jonas de la Bible qui est enfermé dans la baleine est alors le Verseau, lui-même échouant dans le ventre d’une baleine qui est la constellation de la Baleine.

 

Quant à cet homme poisson qu’était  Oannès, doit-on voir en lui le Verseau ou le Capricorne, comme le texte précédent  le suggère  ?

 

Une chose est sûre : s’il était cela, il manifestait son côté démiurge en étant associé au soleil  de l’année nouvelle.

 

Et si le Capricorne s’appelait Ea (qui est alors  représenté par une chèvre-poisson), son fils Adapa, au