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Elohim ou Yahvé Sabaoth, le chef
de l’armée des astres Le problème, quand on évoque la Bible, est de savoir si
on peut interpréter le Livre comme les modernes que nous sommes le font
lorsqu'ils étudient n'importe quel livre d'histoire. Ne doit-on pas plutôt considérer que les anciens
avaient, du temps et du monde où ils vivaient, une perception différente que
nous-mêmes avons des mêmes choses. Prenons par exemple le Peutateuque. On peut, c’est vrai,
considérer que cette partie de l’Ancien Testament de la Bible met en exergue
l’alliance établie par un dieu (son
nom est Yahvé) avec un peuple (i.e.
les Béné d’Israël) qui, par elle, ou à travers elle, est devenu l’élu de la
divinité. En d’autres termes, nous avons ici affaire à la révélation d’un
dieu unique à des hommes (songeons à
Abraham, Isaac, Jacob, et finalement à tous les Béné d’Israël lorsque ceux-ci
sont rassemblés au pied de la Montagne Sainte pour recevoir les 10
Commandements), qui sont ici les
ancêtres du peuple juif actuel. Ceci dit, on peut montrer que la notion même de dieu
unique et personnel qui avait cours à cette époque (et ce non seulement chez
les ancêtres des juifs actuels, mais chez quantité d’autres peuples ou
nations, lesquels sont principalement alors des nomades), renvoie à une
religion qui fut au départ païenne (autrement dit polythéiste). A partir de là, la question est de savoir en quoi
consiste ce polythéisme. Pour ma part j’y vois une allusion au monde des astres (lui
dont Yahvé Sabaoth était le chef, plus exactement le chef de l’armée des
astres). Et qui dit astres dit allusion au planisphère céleste,
lui-même tenant lieu de théâtre à des acteurs qui, sous couvert d’être des
humains, sont en réalité des constellations. A cette aune, quand Dieu crée les cieux et la terre, ces
cieux-là, dans l’optique des néo-platoniciens et de leurs devanciers dans
l’histoire (qui appartiennent tous, alors, à des courants à caractère
ésotérico-religieux), étaient au nombre de sept, lesquels cieux étaient
eux-mêmes chapeautés par un huitième ciel qui, dans l’ancienne religion
védique, était habité par le grand dieu Varuna (lui-même s’y manifestant sous
les traits d’un bouc à une patte -
sanscrit : aja-ekapad - , bouc qui, avec sa queue de poisson, ressemblait à
l’Oannès - i..e l’homme-poisson - des
Chaldéens, ou au grand dieu Éa de l’ancienne religion sumérienne - lui-même
ressemblant alors à une chèvre-poisson ou à un capricorne-poisson). Tout cela pour dire que les auteurs de la Bible ont
puisé une partie de leurs récits dans des traditions religieuses (ou
mythologico-religieuses) bien plus anciennes, lesquelles s’identifiaient à
l’époque non seulement à la mythologie proprement dite, mais à l’histoire des
hommes (étant entendu que ces mêmes hommes avaient une conception
mythologique, ou cosmique, ou astrale, de leur propre histoire et du monde où
ils vivaient). Et ce qui vaut pour l’Ancien Testament vaut également
pour le Nouveau. Ainsi, on peut montrer que les figures historiques qui
apparaissent dans ce texte s’apparentent, une fois qu’on quitte le plan
terrestre pour le plan atmosphérique ou céleste (dans le mythe atmosphérique,
le dieu héros en chef est le dieu de
l’orage, lui-même étant remplacé par des planètes ou des constellations
dans une religion et/ou mythologie devenue entre-temps sabéenne) ; bref, on
peut montrer que les personnages terrestres qui figurent dans le Nouveau
Testament, renvoient à des créatures qui, à un stade antérieur de la
religion, étaient des dieux ou des héros. Quant au dieu unique, il était
alors le Maître du Temps et du Zodiaque (un zodiaque dont les dieux-héros, au
lieu d’être des créatures terrestres, étaient, sous la forme des planètes
ou des constellations, leurs doublures
supra-mondaines). **** On en saura plus, à propos de cette religion-là, en
lisant le Roman Sabéen, livre où j’expose en détail comment la Bible, pour ne
citer que cet ouvrage, puise ses racines dans une religion des hommes
qui, au lieu de faire droit à
l’existence du dieu unique et créateur de l’univers, fut à la fois chamanique
et animiste dans un premier temps, avant de devenir solaire et/ou sabéenne
dans un second. Dans la religion sabéenne, on peut montrer qu’Abraham
incarne telle ou telle constellation au profil très particulier, lui-même
sacrifiant, sous le nom d’Isaac, un fils qui est lui aussi telle ou telle
constellation particulière. Mais parce que Dieu (qui est ici le Maître du
Zodiaque, ou, ce qui revient au même, le maître de l’armée des astres - ce
qui fait de lui un Elohim dans la mesure où Lui-Même s’identifie avec chacune
de ces créatures, qui sont ici, vous l’aurez compris, des planètes ou des
constellations), Isaac continuera de vivre (chose qui se manifeste lorsque la
constellation incarnée par lui refait son apparition sur le planisphère
céleste après avoir disparu dans son espace invisible). Dernière remarque : le Roman Sabéen, au lieu d’analyser
uniquement le discours contenu dans la Bible, analyse des récits appartenant
au patrimoine historico-religieux des Sumériens et/ou Accadiens (on est là en
Mésopotamie), des Phéniciens, des Indiens de l’Inde védique, des Egyptiens,
des Aztèques, etc., etc. |
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