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Chers
amis visiteurs, bienvenue sur ce site. Je
m’appelle Claude Gétaz, suis de nationalité suisse, ai une formation en
économie et ai fréquenté plusieurs années le monde de l’économie et celui des
affaires. A partir
de là, j’ai voulu bénéficier de l’expérience acquise pour écrire un livre sur
l’économie. Or je
me suis aperçu, en étudiant le monde ancien, que ceux qui vivaient sous
l’antiquité ne faisaient rien ni ne pensaient à rien qui n’eût de rapport
avec la religion et avec les dieux. Et
après avoir lu un auteur aussi brillant et passionnant que Georges Dumézil,
j’ai compris que l’histoire et la mythologie étaient, sous l’Antiquité, les
deux faces d’une même pièce, à savoir que les Anciens pensaient leur propre
histoire non pas comme nous, les Modernes, en mettant l’accent sur les
événements objectifs et/ou subjectifs impliquant les différents acteurs de
l’histoire, mais en déifiant cette même histoire. En
d’autres termes, l’histoire des origines des peuples était d’abord, dans
l’esprit des Anciens, une histoire de héros. Et si
chaque spécialiste de la mythologie sait parfaitement que les premiers
ancêtres des peuples de l’Antiquité - qui sont eux-mêmes nos ancêtres -,
étaient des héros, en revanche, bien peu ont compris que ces héros
s’identifient eux-mêmes à telle planète ou à telle constellation du
planisphère céleste. L’auteur
qui, sous ce rapport, m’a mis la puce à l’oreille, est un certain
Charles-François Dupuis, lui-même ayant repris le flambeau du sabisme des
mains d’un certain Aratus. Voilà
ce que j’explique dans le troisième tome de mon ouvrage. Quant
aux deux premiers, ils sont pour l’essentiel consacrés à lecture de l’Ancien
et du Nouveau Testament de la Bible. A
ceci près que l’analyse que j’en tire est un peu différente de celle des
exégètes ou des théologiens. En effet, elle se rapproche d’une tradition
ancienne qui, après avoir donné la primeur aux dieux de la nature et aux
grands dieux atmosphériques (songeons par exemple au dieu de l’orage,
lui-même étant le premier des dieux dans le panthéon des peuples d’origine
indo-européenne), a fait des étoiles et des planètes les héros au service
d’un dieu qui n’est rien d’autre que le Maître du Temps et du Zodiaque. Ces
mêmes planètes ou étoiles ayant été anthropomorphisées par des poètes qui
étaient à cette époque des astrologues, on a l’impression d’être uniquement
dans un roman où des hommes vivent diverses aventures sous la bannière du
Dieu qui les a choisis pour porter son drapeau, alors que nous sommes
également, et c'est là un aspect des choses qu'on ne lit pratiquement jamais
sous la plume des théologiens du christianisme, sur le planisphère céleste. Et
qui dit planisphère céleste dit astronomie. C’est
donc cette dimension-là, astronomique, que je
révèle dans le Roman Sabéen. Ceci
dit, il convient de replacer une telle dimension dans son contexte. En effet,
en lisant mon propos, on pourrait croire que la dimension sabéenne contenue
dans la Bible appartient à la mythologie pure, comparée à la dimension réelle
du Livre qui appartient, elle, à l’Histoire des hommes.. Or,
et je n’y ai pas assez insisté dans mes écrits, je pars du principe que la
dimension sabéenne du Livre appartient elle aussi à l’Histoire des hommes. Pour bien
comprendre la chose, transportons-nous quelques instants dans l’Égypte
ancienne. Quand
Pharaon décédait, son âme quittait
le corps de la dépouille
mortelle pour le cosmos. On
peut donc en déduire que le pharaon, une fois décédé, rejoignait le soleil
ou, autre variante, telle ou telle constellation de l’univers (par exemple
les étoiles circumpolaires). Et
c’est précisément la saga des âmes réincarnées en planètes ou en étoiles qui
compose le thème central du Roman Sabéen. En
d’autres termes, quand on lit, dans la Bible, les aventures d’Abraham, de
Jacob, de Moïse ou de Jésus, on est transporté, de mon point de vue, sur un
planisphère céleste qui voit les âmes des personnages terrestres (qui sont
ici non seulement des êtres humains décédés, mais les ancêtres du peuple juif
actuel) être réincarnées en planètes
ou en constellations. Et au
même titre que les hommes vivant sur terre (qui s’appellent - dans mon
exemple - Abraham, Jacob, Moïse ou Jésus) entretiennent avec leur entourage
des rapports tantôt amicaux tantôt inamicaux, au même titre leurs doublures
célestes entretiennent dans les cieux le même genre de relations avec leur
propre entourage. Pour
cadrer pareil propos avec celui d’un Giambattista Vico (voir à ce sujet son
ouvrage majeur intitulé La Science
Nouvelle), nous sommes en présence non seulement de héros, mais de héros qui ressemblent ici
à des planètes et des étoiles (elles-mêmes représentant l’âme des humains
décédés – dans mon exemple, il s’agit d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, etc. -
tels qu’on découvre leurs aventures dans les livres sacrés). De ce
point de vue, l’auteur juif dont je me rapproche le plus est Philon
d’Alexandrie (lui-même ayant rapproché la Bible avec les écrits des grands
auteurs grecs, et notamment ceux de Platon). A cet
égard, le Roman Sabéen est non seulement une étude sur la Bible et les autres
textes sacrés de l’Antiquité, mais il montre également comment nos Ancêtres
percevaient l’Histoire et se percevaient eux-mêmes en son sein. Et
parce que le sabéisme a été précédé par une religion naturaliste qui voyait
nos tout premiers ancêtres diviniser les plantes et les éléments de la nature
sous ses différentes formes (fleuves, rivières, lacs, mers, pierres,
montagnes, etc.), on peut également
voir dans le Roman Sabéen un essai (du moins un essai partiel)
consacré à l’histoire des religions. Pour
en revenir à la dimension sabéenne de la religion telle qu’existait à telle
période de l’antiquité, elle renvoie à une époque où les hommes (qui sont ici
des savants, et donc des prêtres) mêlaient des choses aussi disparates que
l’Histoire, la mythologie, l’astronomie (une astronomie qui se confondait à
l’époque avec l’astrologie ou l’astrolâtrie), et l’économie (songeons par
exemple à « l’agriculture nabatéenne », que j’évoque au livre III du Roman
Sabéen). **** Voici,
résumé en quelques phrases, l’objet des trois tomes du Roman Sabéen. Un
quatrième tome est en préparation, qui portera, lui, sur la dimension
sabéenne, tour à tour des anciennes religions védique et iranienne, des aventures
de Baal (on est là dans la mythologie phénicienne), et enfin de l’Iliade et
l’Odyssée d’Homère. Vous
l’aurez compris, le présent ouvrage,
au lieu d’être un vrai roman, est une longue et patiente étude (elle
représente plus de douze années de recherche) consacrée aux mythes et aux
religions anciennes, choses qui intéressent passablement de gens par les
temps qui courent. |
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